LE FOYER
Le foyer, oasis aux souvenirs anciens,
Où, loin des bruits épars, Thomme vit pour les siens,
Sanctuaire où Ton sent comme il est bon de vivre,
La tête dans les mains et les yeux sur un livre !
Là tout est doux, charmant, simple et mystérieux.
C'est l'épouse qui suit votre rêve des yeux.
Ce sont les beaux enfants pleins d'avenir, aux lèvres
Rouges comme les fleurs des vases de vieux Sèvres,
Et la vierge étonnée, en son cœur ingénu.
De voir son front si pur, et si blanc son bras nu.
MAXIME DUGAMP. (1822-1804.)