BÉRANGER
Béranger naquit à Paris en 1780, chez son grandpère, et fut élevé par une tante qu'il aima comme une mère. Il fut tour-à-tour garçon d'auberge, imprimeur, et commis dans les bureaux de TUniversité.
C'est en imprimant les autres qu'il apprit la grammaire, l'orthographe et la versification. L'amour de la France le fit poète, et, comme La Fontaine pour s'immortaliser avait trouvé la fable, Béranger trouva la chanson.
Il en composa plusieurs volumes. Quelques unes sont des chefs-d'œuvre de sentiment, d'esprit et de style. Les plus connues sont : Le roi d'Yvetot, la .Sainte alliance des peuples, les Oiseaux, mon Ame, mon Habit, la Bonne Vieille, les Etoiles qui filent, le Cinq Mai, les Hirondelles, le Vieux Sergent, le Voyage imaginaire, les Souvenirs du Peuple, les Fous, Souvenirs d'enfance.
Béranger aurait pu être riche, s'il l'avait voulu; il se contenta d'être indépendant. Il fut modéré, bienveillant et sage. Le seul mauvais service qu'il rendit au pays, ce fut d'aider à donner un regain de popularité au nom fatal de Napoléon. Il ne savait pas ce que ce nom cachait de pièges, de trahisons et de malheurs.
Il mourut en 1857, et le gouvernement fit au poètecitoyen, qui n'avait jamais voulu rien être, de pompeuses funérailles aux frais de l'Etat.
LAMARTINE
Alphonse de Lamartine naquit en 1790 à Mâcon. Sa mère tendre et pieuse exerça une profonde influence sur son caractère et sur son talent. L'un et l'autre sont marqués par une noblesse et une élévation peu communes dans le monde.
En 1820 il publia les Premières Méditations. C'est