‹ Littérature islandaiseChapitre 10 sur 22 · LO&I · texte numérisé non relu

LO&I

Tu fais le brave sur ton siège ; un tel orgueil ne te convient pas, Brage, homme des banqueta. Engage seulement le combat, si tu es en courroux. Le brave

ne craint rien.

lOIiNA.

Brage, je t*en piîe, au nom de notre race, de la race dea dieux, n'insulte pas Loki dans la salle d'Agir.

LOK1.

Tais-toi, Iduiia, nulle femme n est comme toi pas*

EN ISLANDE ET AU GROÊN1.AND. Ut

sionnét^ pour les hommes. Tu as enlacé tendrement dans tes bras le meurtrier de ton frère.

IDUNA.

Ijoki , je ne t'attaque pas dans la salle d*Aegir. Je

cherclie seulement à calmer Rrage, édianne par la hoissofî le ne veux pas fjue la colère vous entraiiie au combat.

GKFIOlf.

Quoi, les aaes vont-ils donc ainsi s*injurier? Loki ne yoit*4l pas qu*il s'enveloppe dans ses filets et qull

lui en arrivera malheur?

LOKI

Tais-toi, Gefion. Je révélerai ce qui s'est passé. Je dirai qu'un jeune homme, à la chevelure blonde, t'a séduite par ses présents et a reposé dans tes bras.

Tti n'as plus ta raison, Loki, tu es fou de provoquer ainsi Gefion , car elle connaît toutes les destinées aussi bien que moi-même.

LOKI

Tais-toi, Odîn, jamais tu ne fus entièrement juste

dans les conibals; souvent lu as donné la victoire à ceux qui ia uiériUtent le moins, aux moins braves.

ODIN

Sala-tu ce que j'ai fait, sais-tu à qui j'ai donné, et à qui je devais donner la victoire ? Tu as été pendant huit hivers enfoui dans les entrailles de la terre, monstre affreux enfantani des monstruosités. ^

LOKI

On dit qu'à Samsô on t'a vu boiter, et t'en aller

liHéttOÊir* idtmkUe. •

Gomme une vieille femme avec des béquilles, et tu as

voyagé dans le j>ays a la niauière des sorciers. Cest bieo aussi une mooslruosité.

nUGGA.

Vous De devriez pas raconter ainsi vos actions. Ce que deux ases ont fait dans les anciens jours» le peu|iie ne devrait pas le mêler k ses chroniques.

LOh.1.

Tais-toiy Frigga. i n as toujours cherché l'amour des hommesi épouse d'Odin , tu as serré sur ton sein Vili et Ve.

FRIGGA.

Si j'avais ici, dau8 la salle d'.Vegir, un fils pareil à Balder, lu ne sorlirais pas de celle réunion des ases, avant d*étre châtié par les armes de ta méchanceté.

LOKI

Veux-tu y Frigga, que je te dise encore quelques mots ? Je serai cause que tu ne verras plus fialder monter au Valbaila.

FIi£¥A.

Tu es fouy Loki| de rappeler ainsi tes méchantes actions. Fwiggti | je le crois, connaît les choses de l'avenir, quoiqu'elle D*en dise rien.

LOKI

Tais-toi , Freya , je le connais bien ; lu n'es pas e&emple de reproches. De tous les ases et de tous les elfes qui sont ici, il n*en est aucun qui n*ait été ton amant.

Ta langue n exlialc que Timposture, tu en seras puni

EN ISLANDE ET AU 6ROÊNLAND. ttS

plus lard. Les ases et les asines sont irrités. Tu porteras avec douleur le poids de leur colère.

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