DIVERSES FORMES DES POÈMES
11 exislait jadis chez les Islandais plus d'une cen*
laine de différentes espèces de poèmes dont chacuu portait un nom distinct (i). Un critique danois, Olafssen, Tauteur d'uu traité spécial et très-étendu sur randenne poésie du Nord, est le premier qui ait essayé de réduire à des termes plus généraux celte quantité de dénominations. Il divisa les poèmes scandiija\eî. en quatre catégories principales : For/ij/ Jdlag, Toglag^ Drottquaedi et Runhenda. Rask, le célèbre philologue qui , dans son traité élémentaire sur
(i) Ferki ei yrki siguiEaient un ouvrage quelconque et &e disaient également de la prose et des vers. Un poëme en général s'appelait diktr, et fornguni,h quand il eiait devenu populaire; s'il était fort considérable, un i ;ip[>€Lait hrôgd ou bragr, et stîcÀi ou visun lorsqu'il ne comprenait que quelques strophes. Une poésie destinée k être chantée s'intitulait iind, sauner, ou v/r, et slagr quanti il lui fallait un accompagnement. Le quida ou ijunfili tjtait en t;» ncrai un chant trajjiiquej le gratr, élégiaque; le ma/isaufigr, amoureux; le .7x3, pi ojihétique; le ga/Wr, magique lui luerveillcux. Une poésie louangeus» 1 lait désignée sous le litre de h/ ou de hrodri quand elle rtait cuurk- otj la im nm ut plockrf ettirujM loi*&qu'cUe célébrait des rou>, de^ héros, des martyrs.
la langue islandaise (i), avait d abord admis cette di* vision, déclara plus tard qu'il ne reconoaissait que trois genres distincts de compositions poétiques : le Fcmjrrdalag, qui est tout entier aliitéré; le DwH"
quaedi, qui est formé à la fois d'allitérations et d'assonances, et le Runhenda, où entrent ia rime et lallitératioo.
Le Fornyrdalag est, comme son nom lindique {fagj rhythme,^m/'n/8, ancien), la plus ancienne forme poétique du Nord. On Fappelait aussi rhythme de Starkardr, du nom du vieux scalde Starkardr, et quelquefois Tah'ers (vers de conversalion), parce que cette forme de composition est celle qui se rapproche le plus du langage vulgaire. Tous les chants de TEdda sont composés dans ce rhythme. Cest le rhythme le plus libre et le plus souple qui existe dans Fancienne poésie Scandinave. Chaque vers du Fornyrdalag doit être accentué et allitéré, mais on v admet rallitération avec une seule lettre versifiante, beaucoup de mots sourds ou de remplissage (màlfyUing), au commencement des hémistiches, et des strophes irr^lîères de huit, dix, douze vers; quelquefois même les poèmes écrits dans ce rhythme, comme, par exemple, le Rigamàl, ne sont pas même divisés en strophes.
Il y avait une seconde espèce de Jornjrrdalag appelée Uodahattr où l'allitération était très-simplifiée. Les poèmes composés dans ce rhythme se divisaient
t ilednuig till det IsiaDdske eller garnie Nordiske sprog. Copeabague , iii-8°, i8t i.