‹ Littérature orale de la Haute-BretagneChapitre 59 sur 99 · IV. — LE MÉNAGE · texte numérisé non relu

IV. — LE MÉNAGE

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Sur le haut d'ia montagne, J'entends les petits oiseaux»

EN HAUTE-BRETAGNE 28r

Qui se disent les uns les autres,

Dans leur joli langage :

Malheur aux pauvres fillettes

Q.ui se mettent en ménage I

Pour s'y mettre en ménage,

Faut avoir de l'argent.

Et lorsqu'on a homme et enfant,

n faut embrasser l'ouvrage.

Et puis toujours recommencer

L'embarras du ménage.

Huit jours avant ses noces.

S'en fut chez ses amis :

Ah I venez tous, petits et grands.

Pour vous réunir au balle ; (sic) Munissez-vous d'un mouchoir blanc

Pour essuyer mçs larmes.

Le joure de ses noces,

Le joure le plus beau, Elle est couverte de roses blanches.

De roses pénitentes, Et le ruban de trois couleurs,

Le ruban de souffrance.

Huit jours après ses noces.

S'en fut chez son papa :

Papa, vous m'avez mariée.

Mariée avec un homme C2pi est toujours au cabaret,

Ça n'fait pas not' besogne.

— Ma fille» prenez courage,

l'aura du changement ; Chérissez-le, caressez-le;

Prenez-le toute à la douce, Et vous verrez en peu de temps

La paix dans vot' ménage.

CErci.y

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