‹ Littérature orale de la Haute-BretagneChapitre 69 sur 99 · DEVINETTES · texte numérisé non relu

DEVINETTES

Deviue, devinaille (i) :

J'ai perdu mes mailles.

Je ne peux les retrouver Q.ue quand le soleil est couclié.

— Les étoiles.

Cf. Mélusine, col. 259, D. 72 (Velay et Forez) ; Rolland, D. iij (Ardèche).

Gros comme une pomme qui n'est pas'pomme,

Que cent mille hommes ne mettraient pas dans une

[tonne.

— Une étoile.

Qu'est-ce qui a plus de cent dabons (pièces) et pas une seule couture? (M.)

— Les nuages.

(i) C'est la fonnule par laquelle on les commence presque toujours. .— M. veut dire Matignon, E. Ercé, D. Dinan, S.t-C. Saint-Cast.

Cf. Mèlustne, col. 259, D. 69 (Velay et Forez) ; Rolland, D. II (Cantal, Dordogne, Languedoc, Catalogne); Sauvé, JRfvue uîtique, D. $ (Basse-Bretagne) ; Bladé, D. 83 (Armagnac et Agenais).

Qui va de branche en branche, Et de Paris en France ? (E.)

— Le vent.

Cf. Bladè, D. 38, 41 (Agenais et Armagnac).

Qui est-ce qui couvère (couvre) ben la ville de Paris, Et qui ne sarait couvri* le haut d'un puits ?

(Trélivan.)

— La neige.

Cf. Rolland, D. 12 (Haute-Saône); Sauvé, D. 19 (Basse- Bretagne).

Je suis ici et toi à Paris : on peut se laver avec la même ève (eau) et s'essuer (s'essuyer) o la même serviette. (E.)

— La rosée et le soleil.

Qui porterait ben un faix et ne porterait pas une maille (un clou) ?

— L'eau.

Cf. Rolland, D. 23 (Nancy, Languedoc); Sauvé, D. ix (Basse-Bretagne) ; Bladé, D. 43 (Agenais, Armagnac).

Ciii passe sur l'eau et ne fait pas d'ombre ?

— Le son des cloches.

Cf, Rolland, D. 21 (Dordogne, Lorraine, Languedoc, etc.); Mélusine, col. 2$4, D. 2 (Velay et Forez); Sauvé, D. 1$ ^Basse-Bretagne); Bladé, D. 81 (Armagnac, Agenais).

Qui tend la goule sus l'ève (eau) et qui ne peut baïre? (E.)

— - La campane ou clochette d'une vache.

— l'où qu'tu vas teurtin, teurtant?

— Que qu'ça t'fait, touzé tous l'zans ! (M., E.)

— Dialogue d'un ruisseau et d'un pré.

Cf. Rolland, D. 2; et 10 1 (Sarthe, Dordogne, Lithuonie, Allemagne); Mélusiney col. 556, D. 2 (Châtillon-sur-Loire); Lespy, E. xxv (Béam), p. 94; Cerquand (Basque), t. II, p. 76^ £. 52; Sauvé, D. lé-^i (Basse-Bretagne); Bladé, D. iio (Armagnac et Agenais).

Tant que c'est p'us grand, ça fait moins de peur. Tant que c'est p'us petit, ça fait plus de peur. (M.)

— Un pont sur une rivière.

Cf. Rolland, D. 27 (devinette ancienne).

En vie du devant, Mort du mitan, Baptisé du dère. (E).

— Une charrue qui est traînée par des chevaux et dont un homme tient la queue.

Cf. Milusine, col. 251, D. 97 (Fofcz et Veiay); Sauvé, D. 51 (Basse-Bretagne) .

— Bonjour, madame, o vot* tire lire qui danse.

— Bonjour, monsieur, avec vpt' grand tire îî bande.

— Auriez-vous où mettre un grand tire li bande dans un poussoir?

— Oui, monsieur ; il est touzé de frais, et re~ venez à la maison : il y a deux journées de eu pour vous.

— Un homme monté sur un cheval s'adresse à une femme qui dévide ; le poussoir est un pré fauché, et la femme offre au cavalier deux œufs à manger.

Cf. Rolland, D. 37 (Paris, Ardèche, pays Messin, AUemagne); Sauvé, D. 39 (Basse-Bretagne).

Quatre pattes sur quatre pattes ; quatre pattes

attend quatre pattes ; quatre pattes ne vient point ;. quatre pattes s*en va, et quatre pattes restent.

— Un chat sur une chaise qui guette une souris,, et qui quitte la chaise après l'avoir vainement attendue.

Cf. Rolland, D. 39 (pays Messin, Vosges, Haute-Sadne^ Morbihan, Alsace, Angleterre, Allemagne, Hollande, Frise).

Qjii a sept pieds, quatre oraïUes et une quoue ?

— Un chat dans une marmite.

Cf. Rolland, D. 42 (Ardèche) ; Sauvé, D. 69 (Basse-Bretagne).

Qpatre allants, quatre tirants.

Fouet au eu et bros devant. (E.)

— Une vache.

Cf. Milusiney col. 245 (devinaille poitevine) ; Rolland, D. 43. (pays Messin, Vosges, Angleterre, Allemagne).

Qui n*a ni os ni chai,

A qui li faut un p'tit drapé? (E.)

— Le lait;

Cf. Rolland, D. 47 (pays Messin).

Veni, venez, ,.# Pendi, pendez.

Sinon pendi veni

Aura mangé dormi. (E.)

— Un cochon qui dort sous un chêne, et qui aurait été mangé par le loup, si, en tombant, le gland ne Teût réveillé.

Cf. Mélusine, col. 261, D. 90 (Forez et Velay) ; col. 5^7, Châtillon-sur-Loing, D. 6; Rolland, D^ 48 (Auvergne, Ardèche» fiiam, Languedoc, Italie, Allema|^e, etc.); Lespy,' E. xo ; Bladé, D. 88 (Agenais et Arma^ac).

En m'en revenant du bourg d'Ercé, J'ai trouvé un eu renversé Qu'avait un peigne sur la tête.

Devinez quelle bête. (E.)

— Un coq.

Q^i a plus de mille pièces sur le dos sans une seule couture?

— Une poule.

a) Q}ii n'a ni chai ni os et qu'a une petite chemise Qui n'a ni couture ni manche ? [blanche,

— Un œuf.

Cf. Rolland, D. 66 (Dordogne).

b) Une petite maison qui n*est ni liée ni chevronnée, et qu'est pleine diqu'au faîte. (£.)

— Un œuf.

Cf. Rolland, D. 64 (pays Measin, Béarn, Allemagne, Alsace, lithnanie, Uoravie), D. 6$ (Paris, Cantal, Alsace) ; Cerquand, t. II, p. 7$, E. 43; SauTé, D. 44 (Basse-Bretagne); Bladë, D. 97, 120 (Annagnac et Agenais).

c) Q]ii est-ce qui^tre blanc et qui sort jaune?

— Un œuf.

Cf. Thuriault, Énigmes créoles de la Martinique, p. aij ; Rolland, D. 61 (Paris, Lorraine, Hongrie, Moravie).

J'ai vu blanc, j'ai vu na, J'ai vu châ (tomber) dans mon géneta (jeannaie).

— Une pie.

Cf. Cerquand, t. II, p. 7a, E. 10 (Pays basque).

Qjii est fsiit comme un fou' (four), qui n'est pas fou', où il y a cent mille habitants qui volent comme le vent ? (E.)

— Une ruche d'abeilles.

Cf. Bladé, D. 80 (Agenais et Armagnac).

Qjii est du matin au soir dans la prée, et qui n'en est pas plus content au soir ?

— Une faux.

Qui est-ce qui est fait avant sa mèi;e ? (E.)

— Un bulot de foin, parce qu'on fait le bulot ou petit tas avant le grand tas appelé veille; or vieille se prononce veille,

Quelle est la sorte d'arbres dont il y a le plus ? (E.)

— Plus de tors que de bien droits.

Cf. Sauvé, D. 135 (Basse-Bretagne).

Qpi est-ce qui est piqué autour d'un pré ? Ses^ habits y tombent, et lui ne j)eut pas y aller. ÇE.y

— Un arbre.

Qui est autour du bois et ne peut rentrer dedans?

— L'écorce.

Cf. Rolland, D. 86 (pays Messin, Paris, Lorraine, Bretagne, etc.); Sauvé, D. 129 (Basse-Bretagne).

Haut comme une maison qui n'est pas maison ; vert comme une cive qui n'est pas dve ;.

dur comme une roche qui n'est pas roche; blanc comme lait qui n'est pas lait.

— Un noyer et les noix.

Cf. Rolland, D. 107 (Lozère, pays Messin, Ardèche, Angleterre, Alsace).

Une petite potée,

Q.ui n'est ni pévrée ni salée,

Et qu'est ben goûtée.

— Une noisette.

Cf. Rolland, D. 109 (Paris, Languedoc).

Haut père, rude mère, bon enfant qui est dedans. (E.)

— Un châtaignier, l'enveloppe de la châtaigne et la châtaigne.

Cf. Milusine, col. 25$, D. x8 (Forez et Velay); Rolland, D. 112 (Seine-et-Oise, Isère, Ardèche)} Sauvé, D. éi (Basse- Bretagne) ; Bladé, D. 50 (Armagnac et Agenais).

Galène, galènas, que j'ai rencontré dans le fond d'un bois ; il m'a présenté sa barbe à faire, son eu à lécher ; je n'ai pu m'y refuser. (M.)

— Une mêle ou nèfle.

Cf. Une devinette poitevine, Milusiiu, col. 246.

Pointu comme une aigûye qui n'est pas aigûye» gros comme un fou' qui n'est pas fou' (four). (£.)

— Un houx.

Q^i est mort et qui mord cor e ?

— Les ronces.

Vert comme cive qui n'est pas dve; blanc comme naîge qui n'est pas nalge ; rouge comme sang qui n'est pas sang, et noir comme de l'encre qui n'est pas de l'encre.

Et on est cor ben aise de l'porter es dents. (£.)

— Des cerises.

Cf. Rolland, D. io6 (Paris).

Haut monté, petit bonnet rouge.

— Une badie ou cerise.

Cf. Bkdé, D. S3 (Agenait «t Armagnac).

a) Qpand je suis petit, je suis vert ; A veilli', je jaunis ; N'on m'arrache, n'on me lie, N'on me dâîe, n'on me casse les os.

N*on me met dans l'eau.

Je sers à table Les gens les plus respectables, Et je les sers jusqu'au tombeau. (S.-C.)

— Le lin.

Cf. Milusine, col. %$6, D. a) (Veky «t Forez) ; Rolland, ^' 93 (P^ys Messin, Dordogae).

b) Vert à la terre, bleu au ciel, blanc à Tautel.

— Le lin. (M.)

à) Q^i a de la barbe aux pieds?

— Un poireau.

Cf. RolUnd, D. it$ (Paris, $ variantes).

b) Blanc comme lait qui n'est pas lait, vert comme cive qui n'est pas cive, et qui a de la barbe aux pieds.

— Un poireau.

Cf. Rolland, D. 1x4 (Paris); Cer^uand, t. II, p. 75, E. 45 ; Sanyé, D. $6 (Basse-Bretagne).

On m'enterre, je me déterre ; je ne suis pas Dieu, mais je puis l'être.

— Du froment.

Cf. Mélunne^ col. 256, D. 2$ (Velay et Forez).

Bknc guérêt, noire semence ; Celui qui sème pense.

— Le papier, Tencre et celui qui écrit.

Cf. BUdé, D. 27 ; MélutitUf col. 255, Dev. du Forez, n» 13, et Rolland, D. 250 (Dordogne, Sicile, Angleterre, Lithuanie).

Je suis un arbre, et je ne porte pas de fruits ; je ne dis rien, et je porte conseil ; je suis couvert de peaux de bêtes. Devinez ce que je peux être.

— Un livre.

Cf. Bladé, D. a8 (Armagnac, Agenais).

J'ai tué sans voir, j'ai mangé ce qui n'était pas né, et je l'ai fait cuire dans des paroles. (E.)

— Tuer sans y prendre garde une liévresse pleine, et faire cuire ses petits avec des livres.

Cf. Sauvé, D. 36 (Basse>Bretagne).

Je suis au bas d'un champ ; je vois venir vers moi un tranchant qui m'ôte la vie ; je meurs, et tout le monde admire la beauté de ma voix. (M.)

— Un instrument de musique.

Cf. Devinaille du Forez et du Velay, Mélusine^ col. 3 $4.

à) Deux petits bonshommes qui s'entergardent par sus lefeussé et qui ne peuvent s*eatVoir. (E.)

— Les yeux.

b) Q.ui est-ce qui court Tun après Tautre sans pouvoir se voir?

— Les yeux.

à) Tout plein de petites vaches blanches, et une grande rouge dans le mitan.

— La bouche, les dents et la langue.

Cf. Rolland, D. 123 (pays Messin, Paris, etc.).

b) Deux rangées de petites juments blanches à Tentour d'une jument rouge.

— Les dents autour de la langue.

Cf. Rolland, D. 123 (Pays Messin, Paris, Dordogne, Béarn, Sicile, Angleterre, etc.); Sauvé, D. 116 (Basse-Bretagne) ; Bladé, D. 116, 118 (Armagnac, Agenais).

a) Cinq poussons, dix tirous, qui montent la mette des hannes (culottes) pétouses. (E.)

— Les dix doigts qui tirent les bas, et les cinq doigts de pied qui poussent pour entrer dans le bas.

Cf. Sauvé, D. 90 (Basse-Bretagne); Bladé, D. 3 (Aitnagnac^ Agenais).

J) Qu*est-ce que dnq qui poussent et dix qui tirent?

— Le pied et les mains quand on met ses bas»

c) Peillu dessus, peillu dedans,

Hausse la quette pour mett' dedans. (E.) -^ Le bas de laine.

C. Rolland, D. 13$ (Pays Messin, Languedoc, Italie, Catalogne); Lespy, E. xui (Béam), p. 92; et Bêoue 4es langues: romanes, t. VII, p. 1 37-3 38; Bladé, D. 2) (Agenais, Armagnac).

a) Qui est mort Tannée dernière et qui saute les fossés cette année? (D.)

— Des souliers en peau de veau.

Cf. Sauvé, D. 87 (Basse-Bretagne).

h) Qj3i est mort et écorché, et qui saute cor ben les feussés? (E.)

— Les souliers.

Cf. Lespy, E. xx (Béam), p. 91 ; Bladé, D. 83 (Armagnac et Agenais).

c) Vide la nuit et plein le jour, plein le jour et vide la nuit.

— Le soulier.

Cf. Rollftad, D. 136 (Paris, S«tne-et-Marne, Suihc, Ardécbe, Languedoc, Béam, Hollande, Lithuanie, Alsace).

Qpi est-ce qui va sus la tête à la messe ?

— Les clous des souliers.

Cf. Rolland, D. 139 (Paris, Angleterre, Hongrie); Sauvé, D. 78 (Basse-Bretagne).

d) Qui est-ce qui entère (entre) avant T homme dans l'église ? (E.)

— Son chapeau.

h) Q.ui entère le eu le premier dans Téglise?

— Un chapeau. (E.)

a) Qjiel est le plus secret de la maison ? (E.)

— Le seuil de la porte.

b) Qyii est le plus béte de la maison ? (E.)

— Le seuil, parce qu'on marche dessus et qu'il ne dit rien.

Pié à pié, ventre à ventre, J'attire mon afi^re et la li fourre dans Tventre.

— Un homme qui met une clé dans la serrure d'une armoire.

Cf. Rolland, D. 144 (Morbihan, Ardèche) ; Sauvé, D. xoi, trois variantes (Basse-Brttagne).

C2ui tend les bras à son maître quand il entre ?

— Le banc du foyer. (E.)

Cf. Rolland, D. 169 (Paris, Seine-et-Oise).

Qjii est-ce qui s' couche dans son framba (fumier)?

— Le feu.

Cf. Mèlusine, col. 2(7, D. 37 (Velay et Forez); Rolland» D. 152 (Morbihan, Ardèche^ ; Bladë, D. 64 (Armagnac, Agenais).

Greû (gros) comme deux bœufs, Qui ne pèse pas deux œufs. (£.)

— La fumée.

Cf. avec une devinaille poitevine (Mélusitu, col. 39a).

a) Qjii rechigne des crocs quand on entère dans la maison?

— La crémaillère.

h) Qui est-ce qui grince des dents sus son maît*e ?

— Une crémaillère.

Cf. Rolland, D. i^o (Seine-et-Oise, Haute-Sadne, Paris, Béam) ; Sauvé, D. 8$ (Basse-Bretagne).

a) Qui a l'œil dans le mitan ? (E.)

— Un trépied.

b) Haut monté, court habillé, Chausse naire et eu percé.

— Un trépied.

Quand on les étreint, i' s'entr'approchent, et quand on les laisse aller, i' se secouent.

— Les pincettes.

a) Qui a un nez pointu

Et deux cônes dans Tcu? (E.)

— Un soufflet.

M. Enuult (Mêlusine, col. 292) cite une devinette analogue de Saint-Brieuc. Cf. Sauvé, D. 74 (Basse-Bretagne).

b) Qui a deux cônes au eu, une à la tête et • trois pertus sous T ventre ?

— Un soufflet,

c) Qui a trois yeux et ren qu'un nez ?

— Un soufflet.

d) Qui est-ce qui respire et qui ne vit pas?

— Un soufflet. (M.)

Identique chez les Wolofs de Sénégambie, Rolland, p. 168.

3l6 DEVINETTES POPULAIRES

Qui a l'œil dans Tbout de la quoue? (E.)

— Une casserole.

Cf. Milusini, col, a^S, D. 49 (Veby et Forez).

a) Qpi est gros comme une amande, Et qu'emplit toute une chamb'e ? (E.)

— Une chandelle.

Cf. Milusine, col. 2S9, D. 6$ (VeUy et Forer); Rolland, D. 167 (Paris, Italie, Argovie) ; Thuriault, Énigmes créoles, p. 217.

h) Monsieur et madame lisent dans leur lit ; qu'est-ce qui fond?

— La chandelle. '

Cf. Sauvé, D. 1x3 (Basse-Bretagne).

c) Q.u'est-ce qui fond pendant que les prêtres disent la messe?

— Les cierges.

Quelle est la bienfaitrice à laquelle on tourne le dos ? (E.)

— Une chaise.

Qui est plein la nuit et vide le jour?

— Un lit.

Cf. Mélusitu^ col. z^Zy D. 40 (Velay et Forez) ; Rolland, D. 136 (Paris, Sarthe, Ardèche, etc.).

Qui laisse son ventre pour aller boire? (£.)

— Une taie d'oreiller.

Cf. Milusim, col. 2 S 8, D. s> O^elay et Forez); Sauvé,

D. 96 (Basse-Bretagne) j Bladé, D. 63 (Armagnac et Agenais).

Qui passe par une petite ruette et n'en trouve jamais la fin ?

— La corde d'un rouet.

Qjiatre petites bonnes femmes qui s'ent' coussent, et qui ne peuvent s'attraper. (M.)

— Les branches d'un dévidoir.

Cf. Rolland, D. 2x8 (Paris, Bretagne, Lorraine, Venise, Alsace); Lespy, E. 21, p. 93 (Béam); Gerquand, t. II, p. 73,

E. 16; p. 74, E. 34-4X ; Sauvé, D. xos-zo6 (Basse-Bretagne) ; Bladé, D. 95 (Armagnac et Agenais)<

Qjiel est le plus sot dans une maison ? (E.)

— Le sas, parce qu'il jette la farine et qu'il garde le bran (son).

Cf. Rolland, D. 99.

3l8 DEVINETTES POPULAIRES

à) Q.ui a Toeil au milieu du ventre?

— Une tonne.

h) Sav'ous ce qui bouet sans feu ?

— Une tonne.

Cf. Sauvé, D. ZX4 (Basse-Bretagne).

c) Q.ui est-ce qui a les os sur la peau ?

— Une barrique.

d) Qui a les côtes sur le cuir?

— Un tonneau.

Cf. Rolland, D. 94 (Seine-et-Oise, Seine-et-Marae).

e) Qui a deux eus et point de tête ? (£.)

— Un tonneau.

d) Qpi passe par un petit trou et y laisse ua bout d'sa quoue?

— Une aiguillée de fil.

Cf. MélusitUf col. 259, D. 6z (Velay et Forez); Rolland, D. 189 (Sartbe, Cantal, Ardëcbe, Angleterre, Flandre); Sauvé» D« 94> 95 (Basse-Bretagne).

2^) Q^i traîne ses bouyeaux après soi?

— Une aiguille.

Je vous ai vu dans un endroit où vous n'êtes jamais allé, et je vous ai vu là. (£.)

— Dans une glace.

Cf. Rolland, D. 190 (Angleterre).

Pus i* en.a, moins ça pèse. (E.)

— Des trous dans une planche.

Cf. Mélusine, col. 262, D. $4 (Veky et Forez), et E. Rol> Und; Sauvé, D. zii (Basse-Bretagne); Bladé, D. 71 (Armagnac et Agenais).

Qui s'emplit par le eu et se vide par la goule ?

— Un puits.

Haut monté, bas descendu, Cloque du eu quand il y fut.

— Un seau.

Cf. Rolland, D. 222, 223 (Morbihan, Paris, Seine-et-Marne).

' 73- Un rondin, bondain, plein de p'tits rondiniaux*

— Un four rempli de pain.

a) Qui lève dans un boîs sans racines ?

— La pâte.

Cf. Mélutine, col. 48$, D. 3 (Pithivien).

b) Qjii lève dans le milieu d'un bois sans y être semé ?

— La pâte.

Quel est le plus recherché de la maison? (E.)

— Le pain.

Un corps mort qui porte les vivants dans son corps. (S.-C.)

— Un navire.

a) Qyà est au mitan d'un bois, qui dispute tout le monde et â qui personne ne dit ren ? (£.)

— Un prêtre dans la chaire.

Cf. Rolland, D. 269 (pays Messin, Axgovie, AJlemagne, Lithuanie).

b) Blanc et noir dans le creux d'un bois. (M.)

— Un prêtre dans sa chaire ou dans son confessionnal.

c) Qui est-ce qui est blanc quand il est dedans et noir quand il est dehors ? (Trélivan.)

— Un prêtre.

Cf. Rolland, D. 270 (Paris, Lorraine) ; Bladé, D. 79 (Armagnac, Agenais).

d) Un corps à mi-mort

S'éveille si fort

Qji'il éveille un corps mort

Q}ii passe sur un corps à mi-mort ;

L'autre corps à mi-mort

Passe sur des corps morts

Et tire sur des corps sans âme,

Et le corps sans âme s*écrie si fort

Qji'il éveille Tautre corps à mi-mort,

Qui entre et ne sort pas à moins d'avoir mangé

[son père.

Et l'autre corps à mi-mort ne sort pas.

— Le coq éveille le bedeau qui passe sur sa femme à moitié endormie, va sonner les -cloches et éveille le prêtre qui mange l'hostie.

Çf. Mélusine, col. 256, D. 26 (Velay et Forez) ; Rolland, D. 52 (Ecosse, Allemagne, Angleterre); Sanvé, D. z 18 (Basse- Bretagne) ; Bladé, D. 6; (Armagnac, Agenais).

h) Qjii entère dans sa mère pour manger son père?

— Une personne qui entre à l'église pour communier.

a) Fait d'os et de chair, passe par sus les morts^ entre dans le sein de sa mère pour manger son. père et faire parler deux corps nommés sans âme»

— Un bedeau.

Cf. Rolland, D. 272 (pays Messin, Hinuik).

h) Un enfant va dans le sein de sa mère, prend une poignée d*herbes sèches, fait parler un corps sans âme et mange son père.

— Le bedeau qui entre à Téglise, sonne les cloches et communie.

a) Haut monté, court habillé, qui fait courir les petites bonnes femmes.

— Une cloche.

Cf. Rolland, D. 274 (Seine-et-Oise, Paris, Ardéche, C«ulogne); Sauvé, D. 66 (Basse-Bretagne).

b) Qyà. £ût trotter les veilles et couh^ les jeunes ?

— Les cloches : baise le eu à celui qui les hoble-

Je suis sur le temple j j'ai une jolie gorge, et jamais je ne chante ; je suis sur la croix, et la croix me porte. (E.)

— Un coq de clocher.

Qui n'a ni père ni mère, et qui a père, mère et enfants ? (E.)

— Le cimetière.

Une fille s'en vsl à confesse et dit : Mon père, je m'accuse d'avoir fait mouri' ma mère, empoisonné mon père, et laissé mon corsage aller aux jeunes garçons. Devinez ce qu'olle a fait. (£.)

— Sa mère est morte en couche ; en pétant elle a empoisonné son père et laissé son corset à deux garçons.

Le bonhomme a le lon^, la bonne femme a le rond, i' mettent tout ça da^s k même pertus^ et ça fait du bien es deux.

— Un homme qui met au four des pains que lui donne la femme.

Cf. Sauvé, D. 6$ (Basse-Bretagne).

Qpi manie toute la journée cinq ban«s de fer sans se lasser?

— Une femme qui tricote»

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