‹ Littérature orale de la PicardieChapitre 60 sur 67 · LA MEUNIÈRE ET LE GALANT · texte numérisé non relu

LA MEUNIÈRE ET LE GALANT

Belle meunière, en passant par id.

Ne suis-je t'y pas éloigné d'Italie ?

— Si vous cherchez après un cœur.

Allez ailleurs, ça sera votre meilleur.

Allez, passez votre chemin.

Allez tirer au lièvre et au lapin.

— Meunière, si tu veux venir avec moi, Nous chasserons ensemble dans ces bois.

Nous chasserons caille et perdrix, Et de petits pigeons ramiers.

Nous chasserons nuit et le jour ; Ce sera pour y faire Tamour.

Je n'ai jamais pris dans ma main Sinon que du grain pour moudre en mon moulin. Quoique en étant la fille d'un bon meunier, Moi c'est mon véritable métier.

Je n'ai jamais bu que de l'eau, Car du vin sûr fait troubler mon cerveau.

Ayant perdu le sens et la raison, L'occasion peut faire le larron.

(Cbamii par M. C. Camay, dgi de 47 ans, d Warhy^ Bâillon [Somme]).

Cf. la chanson complète dans le t. VI des Poésies populaires de la Frona, fol. 121, et intitulée de même comme ronde des ArdenneSj ms. 3343 de la Bibliothèque nationale.

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