‹ Littoral français de la Méditerranée et pièces justificativesChapitre 30 sur 33 · CHAMBRE DE COMMERCE D'ALGER · texte numérisé non relu

CHAMBRE DE COMMERCE D'ALGER

PORT SAINT-LOUIS DU RHONE

CHEMIN DE FER DE SAINT-LOUIS A ARLES

Alger, le 20 décembre 1878.

La Chambre, à M. le Ministre de V Agriculture et du Commerce, à Paris.

Monsieur le Ministre,

La Chambre de commerce d'Alger avait accompagné de ses vœux la création du port Saint-Louis, et applaudi au vote récent des Chambres, qui a décidé l'amélioration des voies navigables de la France.

A cette époque de progrès et de concurrence, il faut que notre commerce, ainsi que notre industrie et notre agriculture, soient mis à môme de lutter contre toutes les nations commerçantes.

L'Etat s'est imposé une dépense de 26 millions pour la création du canal et du port Saint-Louis. Cette dépense resterait improductive, au grand détriment de tous les intérêts, et particulièrement de ceux de l'agriculture, si ce port n'était pjs doté des organes qui lui sont indispensables pour lui donner la vie.

Le premier, c'est l'amélioration du Rhône; le second, le chemin de fer allant, de ce port, se souder à Arles au P.-L.-M.

La cargaison d'un navire, au départ comme à l'arrivée, se compose ordinairement de marchandises de diverses natures; les unes, et c'est la plus grande partie, prennent les voies les plus économiques; les autres, qui ont besoin de célérité, prennent le chemin de fer. Elle comprend, en outre, des passagers qui ne sauraient s'accommoder des lenteurs de la navigation fluviale.

Par les considérations dont l'énoncé précède, la Chambre de commerce d'Alger, monsieur le Ministre, a l'honneur de vous prier d'aider par tous les moyens à votre disposi'ion, le prompt achèvement du chemin de fer du port Saint-Louis à Arles.

Pour copie conforme :

Le Président de la Chambre, HENRY.

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