‹ Littoral français de la Méditerranée et pièces justificativesChapitre 32 sur 33 · DU MOCÈS-VERBAL DES DÉLIBÉRATIONS · texte numérisé non relu

DU MOCÈS-VERBAL DES DÉLIBÉRATIONS

Séance du 12 février 1878.

PORT SAINT-EOUIS-DU-RHONE

CHEMIN DE FER DE SAINT -LOUIS A ARLES

La Chambre d'agriculture de la province de Constantine, considérant que le Chemin de fer d'Arles à Saint-Louis-du Rhône doit apporter une révolution économique, toute en faveur des expéditions d'Algérie, en diminuant le trajet par terre de Marseille à Arles;

Considérant le grand intérêt qui s'attache à la prompte exécution de cette voie ferrée au point de vue de l'industrie agricole de notre contrée et des communications plus directes qu'elle apportera entre la Méditerranée et le centre de la France ;

Considérant que le bétail exporté d'Algérie en France aurait moins à souffrir, lors du débarquement aux abords du port Saint-Louis, où existent des terrains vagues, des terres de parcours où il pourrait se reposer et se refaire, ce qu'il est loin de trouver dans les entrepôts de Marseille, placé qu'il serait dans des conditions on ne peut plus avantageuses sous le rapport hygiénique et alimentaire;

Emet le vœu : que la création du chemin de fer d'Arles à Saint-Louis soit exécutée le plus promptement possible, dans le but de venir en aide à l'industrie et au commerce algériens, et de conserver, dans les meilleures conditions de santé et d'embonpoint, les animaux des races bovine et ovine qui sont expédiés chaque jour des ports de la colonie dans la métropole.

Le Président,

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