CHAPITRE VII
La première église Notre-Dame-des-Canadiens.
11 Be sera pas hors de propos maintenant de jeter un coup d'œil sur la nouvelle église, sur cette église qui devait être pendant plus de quarante ans le lieu de ralliement des catholiques de langue française du centre de la ville, après avoir été pendant seize ans, le seul lieu de ralliement des catholiques canadiens de la ville entière.
Donc, au centre de la jeune mais florissante cité de Worcester —la première, après Boston, de l'Etat du Massachusetts—à cinq ou six minutes de trois gares où allaient venir se rencontrer les principales lignes de chemins de fer des Etats-Unis, à deux pas
quelles, une exceptée, vegardaient la place publique. Toutes assez jolies de façade, surmontées de longues flèches, elles semblaient se disputer l'une à l’autre avec Notre-Dame la supé-
Notre-D"me-des-Canadiens n'était remarquable ni par la grandeur des proportions, ni par la perfection de son architec.
pieds, sa largeur de cinquante-huit. Du rez-de-chaussée à la
base du comble, elle avait Œuarante-cinq pieds. La tour, peu élevée mais élégante, portait une grande croix dorée, qui se
tout présentait un coup d'œil original.
Telle était Notre-Dame à l'extérieur.
Deux des portes s'ouvraient sur un vestibule assez spacieux, l’eutre sur la sacristie, d’où l'on montait à la nef, de chaque
tendresse : ‘Femme, voici votre fils.” Au-dessus de ce tableau était attaché un grand reliquaire ovale, tout brillant d’or. Les autels latéraux étaient consacrés, l’un à la BSainte-Vierge,
ce petit sanctuaire: rien de plus rayonnant quand les filles de l’Œuvre du Tabernacle le paraient, la veille des grandes fêtes.