‹ Livre de lecture et de conversationChapitre 22 sur 90 · Qu’est-ce que c’est qu’un jardin · texte numérisé non relu

Qu’est-ce que c’est qu’un jardin

39. Les jardins sont-ils généralement grands dans les villes ?

-10. Qu’est-ce que c’est qu’une oasis ?

Il y a. — Quand cette expression est suivie d’un nombre de jours, de semaines, de mois ou d’années, elle correspond à l’expression anglaise ago. Exemple : Ce monsieur est arrivé aux Etats-Unis il y a quatre ans.

Règle. — En français l’adjectif s’accorde en genre et en nombre avec le substantif qu’il qualifie. Exemple : Ces hommes énergiques . . . Le canal a été ouvert à la grande navigation en 1869.

Dix-septième Leçon.

Remarque. — Si un adjectif qualifie deux ou plusieurs substantifs de genre différent, il se met au masculin pluriel. Exemple : Le père et la mère de cet enfant sont bons pour lui.

Règle. — Le participe passé conjugué avec l’auxiliaire être s’accorde en genre et en nombre avec le sujet. Exemple : C’est à une compagnie française qu’est due la gloire. L’eau du Nil est distribuée.

Règle. — En français toutes les prépositions (excepté en) demandent] l’infinitif après elles. Exemple : Après être sorti ... On a commencé par creuser ... Il ne fallait rien moins qu’une caravane de soixante

chameaux pour porter . . .

“ Le canal a 160 kilomètres de longueur, 100 mètres de largeur et 8 mètres de profondeur.” Il faut remarquer dans cette phrase l’emploi du verbe avoir en français au lieu du verbe être en anglais.

L’on est quelquefois employé au lieu de on par euphonie, mais il n’y a aucune différence dans la signification de ces deux mots.

Règle. — Les substantifs terminés au singulier par s, x, z ne changent pas au pluriel. Exemples : oasis, bras, prix, paix, gaz, nez.

Dix-septième Leçon.

Les Grands Travaux du XIXe Siècle.

Les Tunnels des Alpes.

Un des plus grands obstacles à la communication des peuples, ce sont les montagnes, dont le passage est si difficile. Les Alpes, par exemple, qui séparent la France de l’Italie, et dont le massif renferme le plus haut sommet de l’Europe, le mont

Blanc, les Alpes, si péniblement traversées autrefois par les armées d’Annibal, de François Ier et de Bonaparte, sont franchies maintenant, en un quart d’heure à peu près, par un chemin de fer. La voie passe d’abord au milieu des montagnes, sur des viaducs élevés, puis sous la montagne dans un tunnel de 12 kilomètres de long.

Une compagnie française et une compagnie italienne entreprirent le percement du mont Cenis, l’une du côté de la France, l’autre du côté de l’Italie. Les travailleurs, armés de machines énormes qui entament le rocher, allaient au-devant les uns des autres, perçant peu à peu la galerie souterraine, jusqu’au moment où, après des années d’un labeur exténuant dans une atmosphère lourde et infecte ils se sont rencontrés au milieu de la montagne. L’exemple donné par la France et l’Italie a été suivi par la Suisse, et un tunnel de 15 kilomètres de longueur a été percé sous le mont Saint-Gothard. Les grandes villes du nord de l’Italie, Turin, Milan et Venise, sont ainsi reliées à la France et à la Suisse.

Louis XIV, après avoir placé un des membres de sa famille sur le trône d’Espagne, s’écriait avec orgueil, en espérant une alliance durable entre l’Espagne et la France : u II n’y a plus de Pyrénées!” Mais l’alliance n’a pas duré, et l’union des deux peuples n’a pas été réalisée. La science est plus puissante que les rois. Elle peut dire aujourd’hui avec vérité: “ Il n’y a plus d’Alpes.” Et si les peuples sont loin encore d’être tous en paix les uns avec les autres, cette paix viendra tôt ou tard; car, grâce à la science, à l’industrie et au cour merce, les peuples finiront par être en aussi fréquente communication que le sont les diverses provinces de la France. Il est des barrières plus hautes que les montagnes qui séparent encore les peuples; ce sont les inimitiés insensées. Mais la science, en répandant de plus en plus les idées de justice et de fraternité, travaille à faire tomber ces barrières comme les autres, afin que la concorde unisse toutes les nations.

Dix-septième Leçon.

Questions.

Page 1