EXPOSÉS DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE
Jusqu'à ces dernières années, la théologie n'était guère étudiée que par les clercs, dans des livres sévères, écrits en latin et tout remplis du parfum troublant des vieilles choses. Les laïques, dont l'ignorance doctrinale était grande, avaient pour cette science auréolée de mystère un respect quelque peu frondeur.
Mais voici qu'à l'heure où les idées s'épandent sur le monde en un tourbillon confus, les catholiques français, tiraillés à droite, tiraillés à gauche, se sont souvenus que les théologiens avaient gardé, dans le silence, la vérité et le secret de la vie ; ils ont compris qu'il fallait revenir à la pure doctrine, que l'action ne pouvait être féconde qu'à condition de se conformer aux lois éternelles dont l'Eglise a recule dépôt sacré.
Une solide préparation théologique est, en effet, indispensable à ceux qui rêvent d'être des chefs et d'acheminer la société vers des temps meilleurs.
-vw Et d'abord, où en est la théologie ?
On aura là-dessus tous les éclaircissements désirables en lisant l'excellent travail de :
Bellamy (Abbé J.). — La Théologie catholique au XIXe siècle, édité par J.-V. Bainvel et précédé d'une introduction du même auteur sur : le Dogme et la pensée catholique au XIXe siècle. — Paris, Reauchesne, 1904, in-8 de Lvi-290 p. — Prix : 6 fr. 5o.
La Décadence théologique au début du xixe siècle (1800-1 83o). La Renaissance théologique (1880-1869). La Théologie au Concile du Vatican.
Le Progrès théologique (1 870-1 900). Rapport avec le mouvement biblique, avec le mouvement historique et critique, avec le mouvement philosophique. Questions diverses.
« En résumé, notre siècle, comparé au xvm«, a été, pour les « jeunes catholiques, une époque de renaissance. D'abord, refleurit « Vidée religieuse sous sa forme la plus générale.
«... Cette idée s'est précisée de plus en plus comme idée catho- « lique et c'est comme telle que nous l'avons vue vivre et marcher. « Enfin, sûre d'elle-même, elle a cherché, non sans succès, à devenir, « elle aussi, savante et philosophique.
« L'évolution ne s'est pas faite sans luttes intimes : luttes contre « les tendances nationalistes et régaliennes, luttes contre les engoue- « ments pour le progrès quel qu'il fût, pour la liberté sans frein, u pour la conciliation à tout prix, pour un individualisme outré; a luttes contre les défiances excessives à l'égard de la raison humaine « et de toute nouveauté.
« La paix s'est faite sur les points capitaux, la grande « paix « romaine » qui ne cherche pas d'ailleurs à tout réglementer ni à « comprimer tout élan.
« ... Si le vingtième siècle revient à la justice et à la vérité, il <( admirera la pensée catholique : il verra comme elle est favorable « au progrès de la science, à la vraie philosophie ; il lui saura gré « d'avoir résisté aux intolérables excès de l'esprit individuel comme « de n'avoir pas désespéré de la raison quand la raison s'abandon- « nait elle-même... » (p. lvi).
Théologie dogmatique, ou ce que nous devons croire.
La théologie tend donc à élargir le cercle de son action.
C'est pourquoi des traités ont été publiés en français précisément pour faciliter aux catholiques cultivés une connaissance approfondie de leur religion.
Malheureusement, la littérature théologique française n'est pas encore très riche, et lorsqu'il s'agit de recommander à des laïques instruits une théologie écrite en français, nos théologiens se trouvent un peu embarrassés, non pas parce qu'elles sont trop nombreuses, mais bien parce que celles qui existent ne leur paraissent pas réunir toutes les qualités désirables.
Et puis, nous disait un homme éminent qui pensait sans doute aux concessions qu'il faudrait faire pour être compris : « Le grand public n'a-t-il pas des préjugés absolument irrecevables — partant, des exigences impossibles à satisfaire? »
Est-ce bien sûr? Ne peut-on pas, au contraire, prévoir une époque où les préjugés disparaîtront sitôt qu'on parlera une langue éloquente et claire? Le P. Monsabré, par exemple,
n'a-t-il pas su rester dans les limites d'une rigoureuse orthodoxie et faire accepter le dogme catholique avec toute sa rigueur et toutes ses conséquences, par un immense auditoire?
Mais nous ne pouvions penser recommander uniquement ici les vingt volumes qui renferment les Conférences du P. Monsabré sur le Dogme catholique, car on ne les achèterait point sans doute... D'ailleurs, nous en reparlerons plus loin quand nous étudierons la Pensée chrétienne.
Voulant citer un traité genre manuel, notre choix ne pouvait porter que sur trois noms : Gousset, Scheehen et Souben.
Or, Gousset, dont la première édition remonte à i844 (Paris, Lecoffre), est légèrement vieilli, quoique toujours réédité. Restent Scheeben et Souben.
^w A ceux qui veulent un livre de fonds, écrit par un théologien de premier ordre, nous recommanderons d'abord un auteur allemand, Scheeben, qu'on peut dire déjà un peu ancien, bien que la théologie ne soit pas une science d'actualité. Si son œuvre est mal traduite, et, par endroits, peu intelligible, il n'en est pas moins vrai qu'elle est la plus sérieuse des théologies françaises. Il faut donc connaître :
Sheeben (Le P. J.). — La Dogmatique, traduite par Vabbé P. Bélet. — Paris, Beauchesne, 1877-1881,4 vol. in-8 de 800 p. environ. — Prix : 20 fr.
-wv Comme ce livre est peu accessible, nous croyons donc devoir conseiller une théologie plus élémentaire, plus didactique, d'une lecture plus facile :
Souben (Le P. J.). — Nouvelle Théologie dogmatique, édition nouvelle. — Paris, Beauchesne, 1905-1909, 9 fascicules in-8 de 180 p. — Prix : chaque fascicule 2 fr. 5o.
Fasc. I. Dieu dans l'histoire et la révolution. — Fasc. II. Les Puissances divines. — Fasc. III. La Création selon la foi et la science. — Fasc. IV. Le Verbe incarné. — Fasc. V. L'Eglise et les sources de la Révélation. — Fasc. VI. La Grâce. — Fasc. VII et VIII. Les Sacrements. — Fasc. IX. Les Fins dernières.
Bien que Souben ait été discuté, bien qu'on lui ait reproché de ne pas aller au fond des choses, sa théologie est à recommander aux laïques instruits et aux gens du monde.
« Strictement rationnelle par le fond, dit VAmi du Clergé, l'exposition théologique ne recule pas devant une certaine nouveauté de forme. L'auteur ne perd jamais de vue le texte des Ecritures ni l'enseignement de l'Eglise, mais il entend ne se désintéresser ni des mouvements de la philosophie moderne, ni du progrès des sciences.
« Les laïques, dit le P. Bainvel dans les Etudes, se plaignent souvent de n'avoir pas à leur portée une exposition de la doctrine catholique en français, bien au courant des questions modernes, sérieuse à la fois et accessible, faisant part de ce qu'il faut tenir et de ce que l'on peut lâcher. Il est même des prêtres qui demandent une bonne théologie en français. Les uns et les autres trouvent ici « ce qu'ils désirent...». Et le P. Gardeil, dans la Revue thomiste: « La nouvelle théologie dogmatique sera à sa place dans les bibliothèques des presbytères, entre les mains des prêtres désireux de se tenir au courant, de renouveler leurs connaissances théologiques parfois un peu vieillies au contact d'une érudition modernisée, sûre et probe, et cela sans fatigue, avec intérêt, avec agrément. Elle conviendra surtout aux laïcs cultivés... » Enfin le Dr Pohle, professeur de théologie à l'Université de Breslau, déclare dans la Theologische Revue : « Il n'y a pas à penser à un relèvement de la France catholique jusqu'à ce que la nation, dans les classes cultivées, ait appris de nouveau à connaître, à aimer et à défendre sa foi perdue. A cela l'œuvre du P. Souben peut contribuer grandement. »
Compléter par les remarquables ouvrages suivants :
Bainvel (R. P.). — Nature et surnaturel, élévation, déchéance, état présent de l'humanité, 4e éd. — Paris, Beauchesne, 1911, 1 vol. in-18. — Prix : 3 fr. 5o — et La Foi et l'acte de Foi. — Paris, Lethielleux 1908, in-16 de 238 p. — Prix : 2 fr. 5o.
Théologie morale, ou ce que nous devons faire.
Les catholiques doivent posséder, plus que tous autres, la
science de la morale. C'est elle en somme qui doit régir nos actes, c'est elle qui nous enseigne le moyen de nous unir à Dieu, c'est elle qui fait les sociétés prospères et pitoyables aux faibles :
-w* Comme manuel de fonds, écrit en français, il est bon de connaître :
Pruner(J.Ev.). — Théologie morale.— Paris, Palmé (auj.Beauchesne), 1880, 2 vol. in-8 de vm-707 et 601 p. — Prix : 10 fr.
Ce traité est bien complet et c'est le seul manuel théoîogique écrit en français que nous connaissions, mais il a aussi légèrement vieilli; quelques-uns le trouvent d'une lecture difficile.
^v^ On pourrait donc préférer à Primer, sinon les œuvres assez spéciales de Didiot, de Blanc, de Vallet, de l'abbé de Broglie, de Franon, de Sertillanges, de Bragerette, de Chollet, etc., du moins le Catéchisme du Concile de Trente, qui renferme d'excellentes pages sur les commandements.
Soit encore des ouvrages de plus longue haleine comme :
D'Hulst (Mgr). — Conférences sur la morale, citées plus loin. — Janvier (le P.). L'Exposition de la morale catholique : La Béatitude. La Liberté. Les Passions. La Vertu. Le Vice et le Péché. La Loi. — Paris, Lethielleux, 1908-1909, 7 vol. in-8 de 43o p. environ. En cours. — Prix ; le vol. 4 fr.
/v~ Si l'on veut remplacer le Catéchisme du Concile de Trente par une étude moins abstraite, susceptible d'être lue par la plupart des laïques cultivés, on se procurera :
Desers ^Abbé L.). —- La Morale dans ses principes; — Nos devoirs envers Dieu; — Nos devoirs envers le Prochain; — Nos devoirs envers nous-mêmes; — les Morales d'aujourd'hui et la morale chrétienne. — Paris, Poussielgue (1908-1910), 5 vol. de 2Ôo p. environ. — Prix : le vol. 2 fr. 5o.
<v~ On comprendra mieux toute la malice du péché et on y goûtera davantage le pardon de Dieu en lisant :
Manning (Gard.).— -Le Péché et ses conséquences, traduit de
l'anglais par l'abbé C. Maillet. — Avignon, Aubanel, 1894, petit in-8 de 2Ô2 p. — Prix : 3 fr.
On ne manquera pas de se procurer, si on le trouve, le bon livre suivant, malheureusement épuisé :
Rjbet (Abbé J.). — Les Vertus et les dons dans la vie chrétienne. — Paris, Lecoffre, 1901 , in-8 de xi et 44° P- — Prix ; 5 fr.
« En cet exposé des vertus, dit Fauteur, notre dessein est de les rattacher à la doctrine et de présenter moins une série d'exhortations pathétiques que d'enseignement substantiel de la théologie sur la perfection et sa mise en œuvre... » (p. vi).
^^v Comme édition à répandre, nous recommandons particulièrement : Blanc (Mgr EL). — La Foi et la morale chrétiennes, déjà cité,
<vw Citons, pour terminer , deux ouvrages d'un caractère plus philosophique écrits par l'abbé Piat et par J. Rocafort.
Piat (Abbé Clodius). — La Morale du bonheur. — Paris, Alcan, 19 10, in-8 de vn-26.3 p. — Prix : 5 fr.
« Notre siècle est une époque d'hypercriticisme. On y remue toutes « choses et le saint et le profane... La morale ne pouvait échapper « à cette enquête intrépide... Qu'a produit ce long et pénible effort? « des ruines surtout. La morale s'est précisée par certains aspects, « élargie par d'autres; mais elle a perdu contact avec ses supports « naturels. Depuis longtemps déjà, ce n'est plus qu'un édifice en « l'air...
ce J'ai cru faire œuvre utile, en dégageant du passé aussi bien que « du présent un certain groupe de principes qui me paraissent inat- « taquables et sur lesquels la morale peut s'édifier à nouveau. Il « m'a semblé que le bonheur constitue la fin suprême de la vie. » (Préface, p. v.)
^~ Nous recommandons également un très bon livre qui établit clairement que V ordre moral, recherché en dehors de toute préoccupation confessionnelle, tend à Tordre postulé par la morale chrétienne. C'est un livre d'un caractère apologétique ; l'auteur démontre que Dieu est exigé par l'esprit humain comme le principe de l'ordre dans l'univers : ordre physique, ordre intellectuel, ordre moral; que, sur ce point,
CE QUE NOUS CROYONS OU LA FOI CATHOLIQUE 3î
le rationalisme, le darwinisme nietzschéen, le positivisme ont un idéal commun qui se rencontre avec celui du catholicisme. On lira donc avec intérêt :
Rocafort (Jacq.).— La Morale de l'Ordre.— Paris, Belin, 1907, in-i8de 276 p. — Prix : 3 fr.
a La morale de Tordre, qui est une doctrine de concorde, l'est « aussi d'action. La morale de l'intérêt, celle du plaisir finissent par « lasser... La morale de l'ordre a un fondement en dehors de nous a et le fondement est éternel. Se conformer à l'ordre, c'est non seu- « le ment se voir comme le produit d'une longue évolution, c'est y « collaborer...
« Les chrétiens trouveront avec raison que nous n'allons pas assez « loin pour eux et que notre morale est incomplète...
a Nous avons voulu seulement « mettre quelques vérités ration- « nelles en présence». Si la foi religieuse les unit, si la religion chré- « tienne complète et couronne la morale de Tordre ; c'est qu'elle n'y « rencontre aucune contradiction. Gela suffît à notre dessein... »
^v^ Des considérations historiques fort justes sont émises dans :
Villien (Abbé). — Histoire des commandements de l'Eglise. — Paris, Leeoffre, 1909, in-12 de xn-357 p. — Prix : 3 fr. 5o.
« Dans une société assez fervente pour que les négligences y « soient exceptionnelles, il n'est pas nécessaire de déterminer par le « menu les actes strictement obligatoires pour chaque fidèle ; c'est « pourquoi les documents des premiers siècles ressemblent plus à « des directions et instructions qu'à des préceptes canoniques. Mais « lorsque les foules furent entrées dans la société chrétienne, Tau- « torité ecclésiastique se trouva bientôt dans la nécessité de préciser, « de rappeler sans cesse les obligations imposées à tous les fidèles ; « et telle est l'histoire dont on suit les étapes successives... »
^v Enfin, on trouvera un sérieux schéma de la morale chrétienne dans :
Wilmers (le P.). — Précis de la doctrine catholique. — Tours, Marne, 1906, in-8° de xxiv-586 p. — Prix : 7 fr. 5o.
On consultera aussi les auteurs mentionnés ci-dessous et on se reportera aux pages que nous consacrons à la « Vie chrétienne » et au « Mariage ».
ment la doctrine de l'Eglise. Signalons donc les meilleurs. On aura d'abord un manuel très développé, écrit spécialement pour le peuple, en se procurant :
Rabet-Vanblotaque et Villeneuve (Abbés). — Le Catéchisme des familles ou Manuel du Catéchiste. — Bordeaux, chez l'abbé Villeneuve, i56, rue d'Ares, in-16 de 0,35 p. — Prix : 3 fr. 5o.
Les auteurs, pour frapper davantage l'esprit, ont illustré leur ouvrage d'une façon assez originale et parfois naïve. Le texte est à l'avenant; ce qui n'empêche pas le cardinal Lecot, archevêque de Bordeaux, de recommander l'ouvrage. «Je n'hésite pas, dit-il, à donner tous mes encouragements à des travaux aussi intéressants et aussi sûrs. »0n ne saurait en faire un meilleur éloge.
-v^v Mentionnons encore, pour ceux qui voudraient un manuel moins volumineux, écrit par un auteur d'une autorité incontestée, le petit livre très complet et d'allure plus sévère qui s'est vendu en Amérique à plus de 4oo.ooo exemplaires.
Gibbons (Cardinal). — La Foi de nos pères ou Exposition complète de la doctrine chrétienne, traduit de l'anglais par l'abbé A. Sauriel. — Paris, Retaux, 1902, in-8 de 437 p. — Prix : 4 fr.
*** Si l'on veut connaître le minimum de ce qu'un catholique doit savoir, on lira :
Goqueret (Abbé P.) — L'Essentiel de la religion catholique. — Paris, Lethielléux, 1908, in-12 de 166 p. — Prix : 1 fr. 5o.
-vw Enfin, en beaucoup de cas, le Manuel paroissial, cité plus loin, suffira, car il contient un bon et court exposé de la doctrine chrétienne.
Un exposé apologétique de la doctrine chrétienne.
Les Précis de doctrine chrétienne que nous venons de recommander sont certainement susceptibles de satisfaire les
plus difficiles. Girodon et Lesêtre sont absolument indispensables ; cependant, ces auteurs se contentent le plus souvent d'exposer la doctrine sans chercher à calmer les inquiétudes que certains esprits peuvent éprouver dans l'étude de notre religion. L'apologétique n'a pas été leur préoccupation dominante. C'est pourquoi des théologiens, dont nous parlerons bientôt, ont écrit des livres d'apologétique destinés précisément à répondre à toutes les objections qui peuvent embarrasser des hommes de bonne volonté, les éloigner de l'Eglise, et empêcher à tout jamais l'acte de foi. Mais ces livres, si bien composés soientils, n'ont pas toujours la vive clarté d'un exposé doctrinal. Il convenait donc^ pour satisfaire l'intelligence curieuse de nos contemporains, de composer un traité pouvant concilier renseignement de la théologie avec les justes exigences de la science et de la raison.
Ce traité existe. Celui qui le lira avancera, à pas comptés et sûrs, dans le chemin de la vérité, car l'auteur est non seulement un philosophe éminent, un théologien écouté et un sociologue remarquable, mais c'est aussi un conducteur d'âmes qui a voulu écrire un livre sincère et réconfortant ; nous avons nommé l'abbé G. de Pascal.
« Ceci [dit-il en parlant de son travail] est un livre de bonne foi, a et, je l'espère, un livre de bonne foi intégralement orthodoxe.
« En matière de doctrines et d'opinions théologiques..., j'ai suivi « mon vieux maître saint Thomas... J'y ai toujours trouvé les leçons « les plus sages, les plus élevées et en même temps les plus mesu- « rées et les plus opportunes...
« Je me suis rangé [ajoute-t-il encore] à l'avis des critiques sage « ment progressifs qui, conformément au conseil que contient une (( récente' lettre de Pie X à Monseigneur l'évêque de la Rochelle, « suivent une via média également éloignée de la « témérité de « ceux qui, se préoccupant beaucoup plus de suivre le goût de ces « nouveautés que l'enseignement de l'église, n'hésitent pas à recou- « rir à des procédés critiques d'une liberté excessive..., et de l'atti- « tude de ceux qui n'osent, en aucune façon, rompre avec l'exégèse « scripturaire ayant eu cours jusqu'à présent, alors même que, la foi « demeurant d'ailleurs sauve, le sage progrès des études les y invite « impérieusement » ,. Je ne me fais cependant pas illusion : les uns « me trouveront trop arriéré et les autres trop avancé ; à cela, que « faire? sourire et passer son chemin... »
Nous aurons donc sous la main :
Pascal (Le P. de). — Le Christianisme : exposé apologétique. — Paris, Lethielleux, 1 903-1906, 3 vol. in-8 de vm-732 : n-56 1 et 443 p. — Prix : i5 fr.
La Révélation : La vraie religion. L'Eglise. La fausse religion.
La Foi : Dieu. L'œuvre de Dieu. La restauration de l'œuvre de Dieu.
Les fruits de la rédemption : la Grâce. Les canaux de la rédemption :
les sacrements. La vie éternelle.
Morale fondamentale : L'acte humain. La loi. La morale chrétienne en particulier : L'homme et Dieu. Devoir de
l'homme envers lui-même. Devoirs envers le prochain.
~~ Enfin, si Ton veut une étude beaucoup plus courte et très recommandable, on lira le livre suivant qui, dit V Ami du clergé, devrait être entre les mains de tous les défenseurs de la Foi.
Valvekens (E.). — Foi et raison. 3e édit. — Roulers, chez de Meester (Belgique), in-8 de 620 p. — Prix : 4 fr.