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COMMENT ON VEUT DÉTRUIRE LA FAMILLE

La famille, unité tactique de la société, voulue par Dieu, protégée par l'Eglise, devait être l'objet des attaques passionnées des ennemis de l'ordre social.

Nous trouvons, en effet, des doctrines destructives de la famille chez tous les maîtres du Socialisme et de la Libre Pensée. L'abbé Winterer l'a démontré ; d'autres Font fait après lui, mais la masse socialiste ne s'en doute pas et les simples, qui

(1) Fr. Funck-Brentano, la Famille fait l'Etat, p. 62 (cité plus loin).

(2) Léo.n XIII dans Cerceau : Catéchisme social (déjà cité) — Cépéda : Droit naturel (cité). — Le P. Antoinb : Cours d'Economie sociale (chapitre sur la Famille et sur le Salaire, et aussi les Trois sociétés nécessaires : famille, profession, cité (Semaine sociale de Dijon 1906). — Le P. Félix : le Progrès par le christianisme (conférence sur l'Economie anti-chrétienne devant la famille). Paris, Roger et Chernoviz, 1893. Paul Janet : la Famille, leçons de philosophie morale. Paris, Calmann-Lévy, 3 fr. 5o.

donnent instinctivement, au foyer, le spectacle des vertus patriarcales, sont tenus dans l'ignorance des visées secrètes des grands chefs.

Comme on ne peut déclarer ouvertement que Ton poursuit la ruine des foyers, on use de moyens détournés qui conduiront inévitablement au même résultat et on proclame la toute puissance de l'amour, ou plutôt de la passion, la bienfaisance du divorce, la légitimité de l'union libre, la détresse des familles nombreuses, le déclin de l'autorité paternelle et la primauté de l'Etat..., etc. Ce ne sont là que les formes les plus connues de cette action dissolvante. Nous les étudierons — et d'autres encore — dans les livres qui suivent.

Voyons le mal pour mieux nous inciter à le combattre.

Les causes de la désorganisation de la famille.

Nous trouverons d'abord, dans une étude courte, mais très serrée, de G. Noblemaire, l'effrayante révélation des maux dont meurt la Famille :

Noblemaire (Georges). — Le Complot contre la famille, préface d'Etienne Lamy, de l'Académie française. — Paris, 1908, in-16 de 69 pages. — Prix : o fr. 60.

La Guerre à la famille : Les ennemis de la famille. Individualisme et Etatisme.

Philosophie individualiste : Hédonisme (ou Droit au plaisir). Théorie de la perfection. Scepticisme. Nihilisme. Pessimisme. Caractères de l'individualisme : besoin d'affranchissement et besoin de bien-être.

V Etatisme et les antres ennemis de la famille : Le déclin de l'autorité paternelle. Le féminisme. Le divorce. L'union libre. Libertinage et débauche. Malthusianisme et néo-malthusianisme.

i< A notre époque, féconde en complots imaginaires [dit Etienne « Lamy clans la préface] vous dénoncez, comme le plus redoutable, « le complot contre la famille, source d'où s'épand la continuité « de l'espèce, première école de l'être vivant, groupe par lequel la « société commence. La famille est la plus essentielle des institutions « humaines. Rien n'est compromis tant qu'elle reste saine ; tout « est menacé dès qu'elle se corrompt... Comme la même race qui « cesse de se renouveler en France se multiplie au Canada, sa stéri- « lité n'est pas organique mais volontaire. Cette race a été féconde

« en France, tant que les mœurs et les lois s'unirent pour fortifier « ces groupes sociaux qui protégeaient l'individu. »

Le (( Mal des foyeis »,

Voici une étude plus complète, dans laquelle une grande place est réservée à l'exposé de la morale chrétienne :

Gibier (Mgr). — La Désorganisation de la famille, 8e édït. — Paris, Lethielleux, 1907, in-16 de x et 496 p. — Prix : 4 fr.

Cet ouvrage est un recueil des conférences faites par l'auteur aux hommes d'Orléans. C'est en dire la nature : causerie dont la simplicité n'exclut ni l'information, ni l'éloquence, ni la valeur théologique. Mgr Gibier, d'une main légère et délicate, mais hardie, effleure toutes les questions qui touchent à cet important sujet. C'est un livre de bon conseil. 11 n'y faut pas chercher des documents, ni des statistiques, ni de longues considérations sur les théories nouvelles qui tendent à saper la famille, mais plutôt un commentaire éclairé et sûr de la loi évangélique. Et c'est encore ce qui vaut le mieux...

Le mal des foyers : La négation de la famille par l'union libre. La laïcisation de la famille par le mariage purement civil. La profanation de la famille par le sacrilège. La rupture de la famille par le divorce. La mutilation de la famille par la stérilité volontaire. La dispersion de la famille par la vie en dehors du foyer. La désunion de la famille par la disparité des âmes. La ruine de la famille par la mauvaise tenue des ménages. La décomposition de la famille par la mauvaise éducation des enfants.

Les devoirs des parents : Les trois grands devoirs des parents. La famille selon le cœur de Dieu. L'instruction religieuse dans la famille. La vigilance des parents. L'exemple du père et de la mère au foyer domestique. Les défauts de l'amour paternel et maternel. L'amour intelligent. L'amour chrétien. Respectez vos enfants, aujourd'hui et demain. Parents, vous avez besoin de la religion. Aidez-nous. A qui la faute? Protégez vos enfants. Quand Dieu s'en va...

« La famille est la cellule sociale ; il faut la protéger comme une « place forte, car toute brèche faite à ses remparts est une perpétuelle « menace pour la société. Aussi, par devoir sacerdotal comme par « devoir civique, devons-nous être au premier rang de ses défen- * seurs.

<x La société est l'œuvre de Dieu, les ennemis de la famille sont

a aussi les ennemis de l'Eglise. Ils savent très bien qu'ayant démoli <i celle-ci le terrain sera déblayé pour essayer de démolir celle-là...

« Malheureusement, ceux qui s'acharnent ainsi à l'œuvre de des- < truction trouvent parfois des complices là où ils devaient rencon- '< trer des obstacles. »

La Ruine delà famille ouvrière.

<*~ On pourra compléter par une étude de l'abbé Cetty, qui traite plus spécialement de la désorganisation de ta famille ouvrière et qui nous indique les moyens de la sauver d'un désastre imminent...

Cetty (Abbé). — La Famille ouvrière, 3e édit. — Paris, Bloud, 1905, in-16 de 32 p. — Prix : o fr. 60.

« Le salut de la famille ouvrière est dans la subordination des « questions matérielles aux questions de l'ordre moral : la nécessité « de la religion aidée par les trois forces sociales qui s'appellent le * patronage, l'association, la législation. La restauration de la fa- « mille ouvrière se trouve là. »

wv Mentionnons enfin le remarquable travail, déjà cité, du P. Schwalm sur la Famille ouvrière, dans lequel on trouvera des considérations extrêmement puissantes sur toutes les questions qui touchent à la constitution et à la prospérité de la famille ouvrière.

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