‹ Localisation de l'arbutoside (Arbutine) dans la Gesse Noire: Applications de la MicrosublimationChapitre 20 sur 38 · LI 7 CURE · texte numérisé non relu

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En faisant agir sur ces coupes soit l’aniline, soit l’orthotoluidine, soit la monoéthylamine, l’on obtient également la coloration verte de la quinhydrone.

Sur les coupes laissées à l’air libre durant une période de 15 jours à un mois, en atmosphère saturée d’eau, nous avons constaté comme terme final du dé:doublement fermentaire l’apparition de la mélanogénèse.

Tous les tissus précités : parenchyme cortical, endoderme, liber, rayons médullaires, présentaient alors une coloration allant du brun clair pour le liber, au noir pour le parenchyme cortical, coloration due à l'oxydation de l’hydroquinol.

Vérification naturelle.

Nous avons observé ce fait de la façon suivante :

Une coupe faite dans une tige de Lathyrus niger Bernh. conservée quatre mois dans une atmosphère de toluène, a montré cette mélanogénèse naturelle au niveau des cellules à arbutoside; nous avons trouvé là une vérification de notre localisation à l’aniline.

Les cellules du parenchyme cortical étaient remplies presque uniformément d’une substance brune.

Cette coloration se développait aussi dans l’endoderme, dans le liber (surtout au voisinage du bois), dans les rayons médullaires et enfin dans les cellules de la moelle avoisinant le bois.

Le produit coloré montrait une densité moins grande au niveau du liber et des rayons médullaires; ce phé-

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nomène paraît dû probablement à la grande perméabilité de ces tissus.

La substance brune constitue le dernier terme d’oxydation diastasique de l’hydroquinol.

Autres méthodes de localisation.

Action du chlore gazeux.

Nous avions songé à utiliser pour la localisation de l’arbutoside l’action du chlore gazeux qui, in vitro, donne avec le glucide un mélange de quinones chlorées. Ces dérivés étant rouges, nous aurions pu faire apparaître ainsi une coloration nouvelle.

Pour cela, nous avons laissé les coupes des plantes fraîches pendant vingt-quatre heures dans une atmosphère de chlore gazeux desséché; nous avons obtenu une oxydation du glucide en quinhydrone verte et non pas une chloruration avec dérivés quinoniques rouges. Nous avons attribué cet échec à l’eau du suc cellulaire donnant de l’acide hypochloreux, empêchant ainsi l’action chlorurante et la transformant en une action oxydante banale.

Nous avons expérimenté l’action d’autres amines, telles l’orthotoluidine et la monoéthylamine. Les résultats furent les mêmes et sans avantage sur l’aniline.

Le perchlorure de fer donne, au bout d’une heure environ, la coloration verte de la quinhydrone. Le bichromate de potassium en milieu légèrement acide (SO*H?) donne également cette réaction. Le terme quinhydrone est toujours le terme final.

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