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Fic. 4.
Schéma de coupe de feuille de « Lathyrus niger Bernh.» 1° Epiderme ; 2° Mésophylle homogène ; 3 Endoderme; 40 Fibres péricycliques ; 5° Liber ; 6° Cambium ; 70 Bois secondaire ; 80 Bois primaire; 9 Parenchyme interligneux
LOCALISATION DE L’ARBUTOSIDE DANS LA FEUILLE DE « LATHYRUS NIGER BERNH. »
Nous avons localisé l’arbutoside dans les feuilles de Lathyrus niger Bernh., par le même procédé.
Morphologie de la feuille.
Les coupes de feuilles ont été faites à la base, juste au-dessus du pétiole. Ces préparations, traitées selon la méthode classique par l’eau de javel et la fuchsine ammoniacale, ont montré morphologiquement la structure suivante (fig. n° 4, p. 44).
Un épiderme supérieur, à cuticule mince, présentant çà et là, à sa surface, quelques poils tecteurs pluricellulaires. Un mésophylle homogène, formé de cellules arrondies, sans méats intercellulaires, ni tissu lacuneux, ni tissu palissadique. À l’intérieur, la nervure principale comprenant l’endoderme entourant un faisceau libéro-ligneux en arc de cercle.
Ce faisceau est protégé par un amas discontinu de fibres péricycliques bordées de cristaux prismatiques.
Le cambium se différencie en vaisseaux de bois secondaire vers l’épiderme supérieur, et en liber vers l’épiderme inférieur.
Le bois primaire centrifuge fait suite au bois secondaire. Les rayons médullaires minces vont rejoindre à travers le bois secondaire et le bois primaire un parenchyme interligneux à petites cellules irrégulières et nacrées qu'il ne faudrait pas confondre avec du liber
interne.
Localisation de l’arbutoside.
Nous avons conduit la technique de localisation dans la feuille, comme nous l’avions fait pour la tige. Nous préparons les coupes de feuilles la veille et les laïssons vingt-quatre heures dans un verre de montre, recouvertes d’un autre verre semblable, avec quelques gouttes d’eau distillée afin d’éviter la dessiccation des échantillons. Nous montons les préparations le lendemain dans l’aniline. La localisation se fait très bien au bout de cinq minutes. La coloration verte de la quinhydrone s’étend bientôt dans tout le mésophylle, l’endoderme, le liber et les rayons médullaires (fig. n° 5, p. 47).
Dans le mésophylle, les cellules à arbutoside sont plus nombreuses dans les parties minces de la feuille; au milieu du parenchyme homogène, la localisation est beaucoup plus fragmentaire, pour redevenir plus dense au niveau de l’endoderme. Dans le liber, nous constatons, comme dans la tige, une densité plus grande de l’hétéroside, dans les cellules libériennes avoisinant le bois. Les rayons médullaires y sont bien dessinés par la coloration et vont rejoindre, à travers le bois secondaire, le parenchyme interligneux, où la localisation est la même que dans le liber; les cellules ligneuses à arbutoside qui avoisinent le bois primaire sont plus nombreuses que celles rejoignant les fibres péricycliques.
La localisation se fait donc dans les mêmes tissus que ceux de la tige.
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LOCALISATION DE L’ARBUTOSIDE DANS LES FRUITS DE « LATHYRUS NIGER BERNH. »
Nous avons fait des coupes dans une gousse jeune de Lathyrus niger Bernh., et cela au niveau d’une graine. Cette coupe, traitée en vue de la localisation de l’arbutoside, a montré que l’hétéroside se localise dans les deux valves de la gousse, dans tous les tissus non fibreux.
Le tégument de la graine accusait aussi la présence de la quinhydrone.
Les gousses âgées présentent d’ailleurs très nettement, comme il a été dit plus haut, le phénomène de la mélanogénèse, uniquement à leur face externe, la face interne étant constituée par le tissu fibreux nécessaire à la déhiscence du fruit.