‹ L’Office Chérifien des Phosphates du MAROCChapitre 4 sur 42 · LT RE · texte numérisé non relu

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somme payable chaque année à venir et qu’il était même loisible de rendre progressive avec les années éloignées où le tonnage serait accru,

Somme annuelle ; pas de déboursé immédiat pour payer ; la prime au numéraire le plus disponible disparaît ; l'argument de la pénurie des capitaux ferait sourire quand on songe que l'Etat empruntait 244 millions pour les 36 nécessaires et sous la forme d'obligations si peu appréciée.

Somme annuelle ; dès lors si les conditions du moment sont bonnes, celles qui existeront dans 10, 20, 40 ans et plus, serontelles les mêmes ? Quelle société risquera de fixer un chiffre d’après ces bonnes circonstances du moment, alors que ce chiffre doit être applicable 75 ans au moins (durée normale des concessions au Maroc) et mieux, alors que ce chiffre s’appliquera à un nombre de tonnes beaucoup plus grand, voire même avec aggravation de cote, par tranches supplémentaires de tonnages, pour des années où ces conditions n’existeront plus.

La question est différente. Les arguments de change existent-1ls même ?

Dira-t-on qu'il va falloir engloutir des capitaux pour mettre en route cette exploitation, que le Français devra en meitre relativement plus que l'Anglais, nominalement tout au moins, que ce capital est à rémunérer et va donc peser plus sur lui, dès qu'il y aura revalorisation,

Le raisonnement est exact s’il s'agissait d'obligations; mais pourquoi aurions-nous affaire à un capital obligataire ? De plus, constatons, qu'alors même, s’il y a encore dévalorisation, le produit étant vendu en monnaie or ou sur sa base, le contraire va se produire, Relativement à l'Anglais, le Français touchera en bénéfices réels plus de francs nominaux, leur nombre à payer pour le capital obligataire restant le même.

Pour un actionnaire, le capital n’a en fait de valeur que par ce qu'il rapporte valeur or. Que peut-il demander de plus ; s'il touche moins en nombre, il touchera plus en valeur de chaque unité de ce nombre, la valeur or du produit restant Ja même ? En fin de compte, c’est toujours la même valeur or

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qui reviendra à son capital. Pourquoi payant en papier déprécié, serait-il considéré comme ayant apporté du papier-or.

Quelque soit l'affaire, la qualité où non d’étranger, lactionnaire ne serait-il pas dans la même situation ?

Admettant enfin que notre prémice sur le désir et le but de l'actionnaire soit erronée, s'il y a dévalorisation plus grande, s'il y a dupe, qui sera la dupe sinon l'étranger qui aura mis ses livres valant 60 et vaudront plus tard plus de 60 ? Les faits montrent que nous n'avons pas, quant à notre franc, repris le taux de 1919-1920.

Cet argument à double tranchant qu'est l'argument des changes ne nous convainc pas du tout. La nécessité de rémunération du capital nécessaire à l'affaire, ne semble pas créer une telle différence, d'autant que rien n'empêchait de prévoir son amortissement rapide avec pour contre-partie une augmentation proportionnelle de la redevance au fur et à mesure, formule qui, si besoin, eut rétablie la balance.

On ne pouvait dire par ailleurs, que cette redevance qui pèserait, également, en 1920, pèserait relativement plus sur le Français en cas de revalorisation. L'Anglais qui aurait souserit 1/4 livre allant payer toujours la même part de la valeur du produit ; le Français ayant souscrit 25 francs (égalité en 1920), allant payer avec la revalorisation toujours 25 pour un produit ayant baissé en francs sinon en livres et allant donc payer une art proportionnelle plus grande.

Notant que l'inverse eut été possible et l'a étè, nous dirons que rien n'empêchait de demander à l'Anglais sa redevance en francs également.

Pour éviter ces différences avec les circonstances à venir, on pouvait simplement fixer la redevance sur la base du bénéfice brut à la tonne; el, pour éviter de lier amsi l'Etat à une bonne ou mauvaise gestion, à une part proportionnelle au prix du phosphate à la tonne, prix brut. La redevance suivrait dès lors les variations de change.

Au nom de cette égalité économique inscrite à l'acte d’Algésiras, on n'eut pu sans doule envisager des facteurs de change.

Alors que tous pays s’étarent mis d'accord pour évaluer en

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