IV ERRATA
jVous nous sommes donc mal exprimé.
Mais, do plus, quand nous écrivions ces paroles, nous avons peut-être cédé aussi à un léger mouvement d'humeur et de fierté, ^'ous pensions à cette égalité, ou plutôt à cette supériorité philosophique que tout homme , lettré ou illettré, s'arroge toujours à l'égard de tout autre. Parlez de philosophie : chacun à 1 instant même, sans attention ni réflexion , vous regarde en passant et vous juge. Or, quand on a consumé sa vie daub lanioui' et la recherche de la vérité ; quand on lui a tout sacrifié ; quand on a passé bien des heures, à genoux, aux pieds de la Sagesse, et que l'on a couvert ses pieds divins de larmes et de baisers, on sent d'autant mieux sa faiblesse assurément, mais on voudrait pourtant n'être jugiî qu'avec léserve par ceux qui ne sont pas même bien certains que la Sagesse existe, ou qu'Elle soit Dieu.
Au reste , nous effaçons cette mauvaise phrase , et ne la maintenons que dans le sens expliqué ci-dessus. Aous supprimons aussi le mauvais mouvement ; dautant plus que, personnellement, nous n'avons jamais eu qu'à nous louer de l'extrême indulgence que chacun nous a témoignée.
jVous devons prévenir un autre malentendu. Xotrc premier chapitre est intitulé : « Quelques lacunes de la Lo- <i gique. » Ce titre est bon. Il signifie que nous signalons quelques lacunes, sans prt'tendre les signaler toutes. Xous prétendons bien moins encore les avoir toutes comblées , même celles que nous signalons. Xous ne l'avons pas même entrepris pour Tune des plus importantes. Il s'agit de la théorie du langage. Auus n'avons pas traité ce beau sujet. Aous avions, sur le langage articulé, un livre entier, déjà