‹ Logique (volume 2)Chapitre 3 sur 46 · VIII ERRATA · texte numérisé non relu

VIII ERRATA

assez amplement exposé dans notre Traité de la connaissance de Dieu.

Dans le chapitre intitulé : « l'Induction appliquée par Kepler, » nous ne prétendons pas soutenir que tout le travail de Kepler n'ait été qu'Induction. Certes, le •syllogisme, et tous les procédés secondaires de l'esprit, et l'observation, ])ase de l'Induction, et même le tâtonnement inséparable de l'observation, tout cela est mêlé dans tout travail humain. Nous avons seulement essayé de montrer comment l'Induction, telle que nous l'entendons, était l'âme du travail de Kepler et de ses découvertes.

Dans ce même chapitre, les mathématiciens nous pardonneront de ne pas rejeter comme dénuées de sens les idées de Kepler et de presque tous les anciens, philosophes ou Pères de l'Église, scolastiques ou mystiques, sur le symbolisme de la géométrie. On a pu très-souvent fort mal interpréter ce symbolisme, mais il existe. La géométrie règne au Ciel visible et dans toute la nature. Je crois aussi qu'elle a un sens dans le monde invisible. Je ne pense pas non plus qu'il soit abusif de dire que le cercle est, entre toutes les figures, une figure unique , la plus simple de toutes en sa loi. Et il est certainement remarquable que, par la nature même de l'espace et par la nature de la force, les formes astronomiques doivent rentrer dans le cercle ou dans ses dérivés.

Dira-t-on que les courbes réelles, décrites par les astres, sont des courbes très-compliquées et d'un degré trèsélevé : que si Kepler avait eu de meilleurs instruments, il n'aurait pas pu trouver dans le ciel ses ellipses, puisqu'il n'y en a point? Cette manière de parler ne nous paraîliait pas

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