‹ Logique (volume 2)Chapitre 5 sur 46 · XII ERRATA · texte numérisé non relu

XII ERRATA

seuis 1 » mais nous avons été professeur nous-nièmc toute notre vie ; nos amis, nos élèves, sont professeurs, ou l'ont été, ou le seront ; (jue voulons-nous donc dire? Xous ne voulons palier (jue d'une certaine routine philosophique liadilionneile, que les professeurs eux-mêmes, je le crois, jui^enl comme nous la jugeons.

11 y a aussi, sur la picsse (piotidienne, quelques lignes sévères, mais qui nous semblent justes. El nous croyons que les plus convaincus des écrivains qui se dévouent à la lutte (luotidienne ne nous hlàmeront pas. Nous en savons, des plus illustres, qui vont plus loin que nous, qui cesseraient avec joie de combattre, si le mal et l'eireur n'avaient pas la parole, et qui prélereraient de beaucoup le silence à ce tumulte sans issue. En tout cas, une puissance presque irrésistible, un élément déchaîné, qui renverse les républiques comme les royaumes, et qui rend à peu près impossible la sévère culture des esprits dans les lieux qu'elle submerge, une telle puissance ne doit pas être llairée. Seulement, il faut l'avouer, si jamais cet élément prend une âme, une conscience, une doctrine, un amour, si cet amour est celui de Dieu et des hommes, si les vendeurs sont chassés du Temple, ce sera manifestement une ère nouvelle pour le progrès du règne de Dieu.

Assuiément, si nous avions tous, je parle de ceux qui pensent et qui écrivent, si nous avions une religion commune, si les grandes lignes de la pensée humaine étaient tracées, ou du moins si ces traces étaient connues et acceptées, si les lettres avaient une idée, une foi, s'il venait pour elles une époque, je ne dis pas d'unanimité, mais de puissante majorité dans la vérité, que ne pourrait aujour-

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