‹ Logique (volume 2)Chapitre 8 sur 46 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

Page 29, « Il n'y a pas un philosophe qui ne sache cela. » Ces aflirmations absolues, exagérées peut-être, sont, ce me semble, une forme de langage reçue. Ici nous voulons dire qu'il est d'une mau vaise ou insuffisante philosophie de ne pas savoir ciue... etc. C'est ainsi qu'à la page 212 nous disons : « L'Évangile est encore in- " comui ! -) Il est clair que l'Évangile n'est pas inconnu des doc-

ERRAT \. wil

teiirs qui lV'\|>li(|iH'i}t, ni des saints qui ic pniliqui'iit, ni surtout de l'Église, qui Tintci pn-to avec une infiiiilihlc aulc! ilû. Xous voulons dire seulement que la plupart des lioiiimcs le mérennaissent encore, et qu'auctni iioinme n'ciî ccmaît toutes les profondeurs.

V. 60. Sur la ([uestion de la rontingei.ce des leisde la ivMuro il y a un malentendu à éviter. Les lois de la isalure sont contingentes, d'abord parce que la nature elle-même est contingente; puis, parce que Dieu lui eut ])u in pnser d'autres lois, et qu'à celles qui existent il en peut superposer d'autres quand il le veut. Mais s'il s'agit de la loi , prise en elle-même , si par exemple on a trouvé que la loi de tel p!iénomène est nu cercle, une el!i;ise, une forme géométrique quelconque, il est clair que cette idée géométrique , prise en elle-même, n'est pas contingente , mais d'une éternelle vérité. De plus , il est nécessaire qu'il y ait des lois, et que ces lois soient des idées de Dieu, et ([ue Dieu, comme le dit Leibniz, gouverne tout conformément à lui-même.

P. 75. En note, lisez : « Kepler Harm^inices mundi . lib. I\ , « cap. I, » au lieu de « lib. il, cap. L >

P. 101. Corrigez une faute d'impression très-gra\e, deux fois répétée, lignes h et .">, au lieu de couIihk , lisez disconnwi.

P. 131. « Pour tout mouvement, il faudrait un temps infmi. » Nous sommes bien loin de vouloir accepter comme bon ce raisonnement contre la réalité du mouvement. Nous disons seulement qu'on y répond par celte ^érité générale et anciemie , (jne Dieu est cause première de tout mouvemi-nt , connue de toute existence, et que tout mouvement est impossible sans Taclion de la cause première.

P. 160. « En géométrie la limite es' une grandeur finie et as- I. ^

xvm KRRATA.

« signablft qui diminue par degrés, etc. » Nous avons eu tort de ne pas prévenir (pie nous prenions le mot (imite dans un tout autre sens ({uc celui de la géométrie. Dans notre point de vue philosophique nous appelons limite , non plus le terme extrême vers lequel converge la quantité croissante ou décroissante, mais, au contraire, l'inlervalle souvent infranchissable qui sépare de ce terme final la quantité qui s'en approche.

P. 2/(2. Quand nous disons : « L'objet même de la foi, le seul « objet de la foi , c'est Dieu , » nous voulons jiarler de Vobjet formel de la foi, ou motif formel de la foi, comme s'exprime la théologie. Il est trop clair qu'il ne s'agit pas ici des objets divers auxquels la foi peut s'appliquer.

P. 252. « .... Suivis de toutes les Écoles théologiques, moins quelques particuliers. » Nous avons peut-être ici trop facilement compté les Écoles. Mais, dans notre Traité de la connaissance de Dieu ( voir la note placée à la fin du second volume ) nous avons cité les noms et les textes de grands auteurs qui soutiennent la proposition dont il s'agit : Inesse naturaliter creaturce rationali appetitwn innatwn ad visionem Dci intidtivam. Cette proposition, du reste, ayant étonné quelques personnes, qui n'en connaissaient pas l'histoire, nous saisissons cette occasion de dire que , quant à nous, nous n'y tenons par aucun intérêt de système. Nous n'en avons aucun besoin pour appuyer ce que nous soutenons dans la Logique, comme dans le livre de la connaissance de Dieu. On y effacerait le mot naturaliter, on supprimerait même le mot intuitivam que tous nos raisonnements subsisteraient.

P. 281. Nous avons assez défini, dans notre Traité de la connaissance de Dieu, la nature du désir inné dont il est question dans cette page.

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