‹ Logique (volume 3)Chapitre 4 sur 37 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Un seul contemporain , à notre connaissance, a clairement parlé du procédé inductif, tel que nous l'entendons : c'est Royer-Collard. Ce c[u'il dit est bien remarquable.

« Le principe d'induction , dit Royer-Collard ', « repose sur deux jugements. I/univers est gou- « verné par des lois stables, voilà le premier : l'u- « nivers est gouverné par des lois générales, voilà « le second. »

Il serait plus précis de dire qu'il n'y a là qu'un jugement ainsi conçu : L'univers est gouverné par des lois. L'idée de loi implique essentiellement les idées de stabilité et de généralité.

' Œuvres de Reid, il"" édit.. t. iv, p. 279.

« Il suit du premier jugement que, connues en « un seul point de la durée , les lois de la nature « le sont dans tous ; il suit du second que, connues « dans un seul cas , elles le sont dans tous les cas (c parfaitement semblables.

(c Ainsi, l'induction nous donne à la fois l'avenir a et l'analogie. Son caractère propre est de con- « dure du particulier au général ; et, par là, elle « est diainétralement opposée à la déduction ou au « raisonnement pur , qui conclut toujours dugéné- « rai au particulier. »

C'est justement ce qu'a dit Aristote.

« L'induction , ajoute Royer-Collard , fait qu'il y « a , en quelque sorte , deux raisons humaines ,

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