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PRÉFACE. IX

Ce fragment et d'autres, notamment le fragment sur Weigel \ montrent clairement que Leibniz voit, comme nous-même , dans son procédé géométrique infinitésimal , le vrai procédé logique applicable en métaphysique « là où ne s'applique pas la déduction « par voie d'identité.» (Quœ null a analysi ad identitatem reduci possunt.) Nous l'avions dit avant la découverte de ces textes.

Mais depuis , bien d'autres auxiliaires nous sont venus , dont le principal assurément est un auteur contemporain, qui nous était pleinement inconnu, el qui, au moment où paraissait en France noire Logique, émettait en Allemagne les mêmes idées. M. Apelt , dans son très-remarquable ouvrage sur la théorie de l'induction % développe notre propre thèse et s'exprime le plus souvent comme nous.

notre chapitre sur l'abus de la démonstration dèduclive continue , et notamment l'idée des incommensurables géométriques, considérés comme type du rapport entre le fini et l'infini, entre le monde et Dieu, entre la liberté et la prescience divine. {Loy., t. i, ch. iv.)

1 Dans ces pages sur Weigel , Leibniz dit a-isez clairement qu'il espère ajouter quelque chose aux mathématiques telles qu'elles sont traitées, et à la métaphysique telle qu'elle est traitée, en rapprochant ces deux sciences par sa méthode infinitésimale. Dans le fragment sur la liberté il précise sa pensée.

* Apelt, 2)n> Sbcoric ber Snbuction, ?np$û}/ 1854,

Voici, presque en entier , la courte préface de ce livre :

« La théorie de l'Induction offre un double intérêt. m l'Induction est le lien entre la philosophie et les « sciences , et d'un autre côté elle fait la différence « entre les deux philosophies allemande et anglaise. « Pendant que la philosophie régnante en Allemagne << ignore ou rejette l'Induction , l'Angleterre et la « France, au contraire, depuis Bacon, s'efforcent. de « fonder et de développer la philosophie par la voie « exclusive de l'Induction. Or, on ne peut rapprocher « les deux philosophies que par la véritable théorie ^ de l'Induction. De plus, ce qui sépare, en philoso- « phie, l'Angleterre de l'Allemagne, sépare, en Alle- « magne, les sciences de la philosophie... Ici encore « la véritable théorie de l'Induction est le nœud dans « lequel l'expérience et la spéculation peuvent s'unir. « Et cependant Whewel lui-même , l'historien et le « philosophe de rinduclion, affirme que la logique « de l'Induction n'est encore aujourd'hui qu'un pieux « désir. J'espère, par la publication du présent tra-

vail , contribuer en quelque chose à la satisfaction « de ce désir. »

L'auteur, à notre avis, a tenu sa promesse.

Mais en quoi consiste sa pensée fondamentale sur la vraie théorie de l'Induction ? Le voici : pour lui ,

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