CXXXII
Le phénomène (1) existe de telle façon que ce par quoi il subsiste (2) est immédiatement supprimé, et qu'il n'est qu'un moment de la forme elle-même. La forme contient ce par quoi le phénomène subsiste, ou la matière comme une de ses déterminations. De cette façon le phénomène a son fondement (3) dans la forme en tant que celle-ci fait
1) Das Erscheinende : l'être, la chose phénoménale.
(2) Sein Bestehen : son subsister, sa subsistance.
(3) Grund.
DOCTRINE DE l'esSENCL. PHENOMENE. 79
son essence, sa réflexion sur soi vis-à-vis de son moment immédiat, mais par là il n'a ce fondement que dans une autre déterminabilité de la forme. Ce fondement est à son tour lui aussi un phénomène, ce qui fait que le phénomène se développe à travers une médiation infinie de la matière par la forme, et partant aussi par là négation de la matière. Cette médiation infinie constitue en même temps une unité du rapport avec soi ; et par là l'existence en se développant est devenue une totalité, le monde phénoménal, le monde de la finité de la réflexion (1).
b. CONTENU ET FORME.