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Lo notion est la sphère de la liberté en tant que puissance de la substance qui est pour soi (1), et elle est la totalité où chacun de ses moments, dans ce qu'il est, est le tout, et est posé comme ne faisant qu'une unité indivisible avec lui. La notion est ainsi dans son identité avec ellemême l'être déterminé en et pour soi (2).
Zusatz. Le point de vue de la notion est le point de vue de l'idéalisme absolu, et la philosophie est la science qui connaît par et dans la notion [begreifendes Erkennerî) en tant qu'elle s'élève à ce degré où tout ce qui dans la con-
(t) C'est-à-dire elle (la notion) n'est pas la puissance de la substance (le texte dit : puissance substantielle) comme telle, mais de la substance qui est pour soi, c'est-à-dire qui a atteint à l'unité de la notion.
(2) Le texte dit : das an und fiir sich bestimmte : le déterminé en et pour soi : ce qui veut dire que l'identité de la notion n'est pas une identité abstraite et indéterminée, mais concrète et déterminée, et absolument déterminée.
science ordinaire apparaît comme un être immédiat et indépendant est conçu par elle comme un simple moment de l'idée. La logique de l'entendement ne voit dans la notion qu'une simple forme de la pensée, ou, pour parler avec plus de précision, qu'une représentation générale, et c'est à cette façon superficielle de concevoir la notion que se rattache l'assertion si souvent répétée, et qui a son fondement dans le cœur et le sentiment, que la notion est une forme morte et vide, une pure abstraction, tandis qu'en réalité elle est le principe de toute vie, et l'être absolument concret. Et qu'elle soit telle, c'est ce qui résulte de tout le développement logique qui précède, et, par conséquent, il n'est point nécessaire de le démontrer ici. Car l'opinion suivant laquelle la notion ne serait qu'un élément formel, et qui par suite établit une opposition entre la forme et le contenu se trouve, pour ainsi dire, derrière nous, et elle a été dépassée et eflacée avec les autres oppositions, que maintient la réflexion, par le mouvement dialectique, c'est-à-dire par la notion elle-même qui enveloppe en elle toutes les déterminations précédentes de la pensée. On peut, il est vrai, considérer la notion comme une forme. Seulement elle est la forme infinie dans laquelle se trouve enveloppé tout contenu, et par laquelle tout contenu est engendré. On peut aussi la considérer comme une abstraction, si par chose concrète on entend l'être sensible et immédiat, car la notion ne se laisse pas saisir par la main, et lorsqu'il s'agit d'elle il faut mettre de côté la vue et l'ouïe. Mais elle est un principe concret en ce que, comme on l'a démontré, elle contient dans son unité l'être et l'essence, et partant toute la richesse des déterminations de ces deux sphères. —
Si les diverses sphères de l'idée logique peuvent être considérées comme des définitions différentes de l'absolu, la notion sera, elle aussi, une définition de l'absolu. Mais en ce cas il faudra l'entendre dans un sens plus élevé que ne le fait la logique de l'entendement, et y voir autre chose qu'une simple forme de la pensée subjective. On pourra peut-être demander : Pourquoi la logique spéculative a-telle employé le mot notion pour exprimer une chose tout à fait différente de celle qu'exprime ce mot dans le langage ordinaire, donnant lieu par là à l'équivoque et à la confusion? A cela on répondra que, quelque grande que soit la différence entre la logique formelle et la logique spéculative, en y regardant de plus près, la signification plus profonde de ce mot n'est pas entièrement étrangère au langage ordinaire, comme on pourrait le croire. En parlant, par exemple, des déterminations du droit concernant la propriété, on dit qu'il faut les déduire de la notion de la propriété, ou bien qu'il faut ramener ces déterminations à leur notion. On reconnaît par là que la notion n'est pas une forme vide et sans contenu, car, en ce cas, on ne pourrait rien déduire d'elle, et en ramenant un contenu donné à une forme vide, on ne ferait que lui enlever sa détermination propre et réelle.