‹ Logique de Hâegel (volume 2)Chapitre 43 sur 80 · CLXXX · texte numérisé non relu

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De cette façon, le sujet et le prédicat sont chacun le jugement entier. La propriété constitutive immédiate (4) du sujet se produit d'abord comme raison médiatrice (5)

dire propriété constitutive, celle par laquelle la chose est beschaffen, faite, constituée telle qu'elle est, et doit être. C'est en ce sens qu'elle est une particularité objective, à la différence de la particularité du jugement assertoire qui est une particularité subjective en ce qu'elle peut convenir, comme elle peut ne pas convenir au sujet.

(1) C'est-à-dire que maintenant c'est la propriété constitutive du sujet qui fait sa particularité, et que cette propriété est son genre (Gattung) ou, ce qui est ici le même, son espèce, mais son genre et son espèce entendus d'une façon concrète. Ainsi son genre n'est pas seulement la maison, mais la maison bâtie de telle façon.

(2) Le sujet exprime ici ce qui fait le contenu du prédicat, c'est-à-dire l'universel avec sa déterminabilité complète [vollstandigen Beslirnmtheit), comme il est dit dans le paragraphe précédent. En effet, le prédicat ou l'uuiversel développé, et développé dans le sujet, et la particularité du sujet constituent le contenu de ce jugement, contenu qui a son unité dans l'unité même de la uotion, telle qu'elle existe dans ce jugement. Voy. paragr. suiv.

(3) ht gut oder schlechl : est bonne ou mauvaise.

(4) Unmittelbare Beschaffenheit : immédiate dans le jugement.

(5) Vermiltelnde Grund. D'abord veut dire qu'ici, au point de départ du syllogisme, la propriété constitutive du sujet est le moyen qui doit unir les

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entre l'individualité de l'être réel et son universel en tant que raison du jugement (1). Ce qui en réalité se trouve posé, c'est l'unité du sujet et du prédicat en tant que notion elle-même (2). La notion a achevé la copule abstraite, est, et si ses moments se trouvent encore différenciés comme sujet et prédicat, elle est posée comme leur unité, comme rapport où s'accomplit leur médiation. C'est là le syllogisme (3).

extrêmes, lesquels sont encore différenciés, et dont l'unité concrète s'accomplit dans le syllogisme.

(1) Als Grund des Urtheils : le prédicat ou l'universel est la raison, le fondement du jugement en ce qu'il exprime ce que le sujet doit être.

(2) C'est-à-dire en tant que le sujet et le prédicat s'unissent dans l'unité de la notion. Par là ils ne sont plus différenciés, mais ils sont en tant que notion elle-même.

(3) Schluss. Les jugements de la réflexion sont plutôt des propositions que de vrais jugements. Dans les jugements de la nécessité, on exprime, il est vrai, la nature universelle et objective de la chose, mais on n'exprime pas encore son rapport et sa concordance avec sa notion. Autre chose est dire: celle rose est rouge, ou, cet or est un métal, et autre chose est dire : cette action est bonne ou mauvaise; cet objet est beau; cette pensée ou ce principe est vrai; ces derniers prédicats exprimant ce que le sujet doit être et ses rapports avec sa notion. Voilà pourquoi ces jugements enveloppent les précédents. Ainsi, cef or est un mêlai est un jugement qui dépend de la question de savoir s'il est vrai, ou s'il peut être vrai que l'or soit un métal, c'est-à-dire il dépend de la notion même de l'or. Sans doute, on n'a pas encore ici la notion concrète et entière, mais ce qu'il faut comparer ici ce sont les jugements entre eux, et non les jugements avec des déterminations ultérieures et plus concrètes de la notion. Par exemple, les notions mêmes du bien et du vrai sont autre chose que les prédicats bon et vrai dans le jugement. C'est, si l'ou veut, la môme notion, mais la notion telle qu'elle existe dans le jugement, et non telle qu'elle existe dans la sphère de Y idée proprement dite, ainsi qu'où le verra plus loin. — On a appelé les jugements de la notion jugements de modalité comme exprimant l'accord du sujet et du prédicat, mais l'exprimant seulement tel que cet accord a lieu dans la pensée subjective ou dans un entendement qui est extérieur à la chose qui fait l'objet du jugement. Or ici la notion est, il est vrai, à l'état subjectif, en ce qu'elle n'est pas eucore l'objet, mais elle n'est pas subjective en ce sens que ses déterminations ne sout que des manières d'être accidentelles ou

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