‹ Logique de Hâegel (volume 2)Chapitre 73 sur 80 · CCXXXIX · texte numérisé non relu

CCXXXIX

b) Le développement est le jugement posé de l'idée (3). L'universel immédiat (4) est, en tant que notion en soi, cette dialectique qui supprime son immédiatité et son universalité et ne fait de ces dernières que des moments. Par la se trouve posée la négation du commencement, ou ce qui revient au même, le commencement est posé dans sa

(1) Diesclbe gawahren lasst : le laisse faire.

(2) La pensée spéculative, pendant qu'elle développe et expose, et dans Pacte même où elle développe et expose (ce qui constitue le côté analytique, passif et immédiat) son objet, l'idée, pose et unit les différents moments (ce qui constitue le côté synthétique, actif et médiat). Par conséquent, la pensée spéculative n'est en réalité ni pensée analytique, passive et immédiate, ni pensée synthétique, active et médiate, mais l'unité, V énergie de toutes les deux. C'est là ce qui résulte non-seulement de l'ensemble de ces derniers paragraphes., mais de ce qu'il est dit expressément ci-dessus, savoir, que la méthode philosophique contient l'analyse et la synthèse comme deux moments supprimés ou subordonnés.

(3) C'est-à-dire le jugement, la négation, la médiation de l'idée, qui est virtuellement dans l'être immédiat, est posée dans le développement (Fortgang).

(4) C'est-à-dire ici Vêtre qui, en tant que virtuellement la notion ou notion en soi, est aussi l'universel.

déterminabilité. Il est comme unité, comme rapport des différences; — c'est le moment de la réflexion (1).

R KM ARQUE.

Ce développement est un développement analytique en ce que par la dialectique immanente n'est posé que ce qui est contenu dans la notion immédiate. Mais c'est aussi un développement synthétique en ce que dans cette notion cette différence n'était pas encore posée.

(1) En d'autres termes, le commencement ou l'idée, en se développant, atteint à ce degré de la médiation où elle est l'unité, le rapport des différences, tel que ce rapport a lieu dans la sphère de la réflexion ou de l'essence. — Comme on peut le voir, dans ces derniers paragraphes Hegel résume et reproduit les déterminations précédentes, les déterminations de Yêlre et de l'essence, pour les considérer de leur point de vue absolu, c'està-dire du point de vue de l'idée, et telles qu'elles sont dans l'idée. Et, en effet, ces déterminations, l'être et l'essence, sont de deux façons : elles sont d'une façon abstraite et en elles-mêmes, et d'une façon concrète et dans leur unité, c'est-à-dire dans 1 idée. Dans l'idée, les déterminations de l'être ne sont pas séparées des déterminations de l'essence, et réciproquement, et le passage d'un terme à l'autre, qui est le propre des déterminations de l'être, n'est pas séparé du mouvement réfléchi, qui est le propre des déterminations de l'essence; ce qui s'applique aussi aux déterminations de la notion, en tant que notion. Ainsi, par exemple, dans l'idée, l'être n'est pas seulement l'être, mais il est identique et universel, et le non-être n'est pas seulement le non-être, mais il est différent et déterminé, ou particulier, etc., et, réciproquement, ce qui est identique et universel, est, ce qui diffère n'est pas, ou il est l'être avec négation, etc. Cela explique ces expressions : que l'idée est elle-même et autre chose qu'elle-même, et qu'à leur tour les choses sont autres en elles-mêmes et séparées de l'idée, et autres dans l'idée; que les déterminations de l'être et de l'essence ne sont que des présuppositious de l'idée elle-même, et que, par conséquent, l'idée seule se connaît elle même; qu'en se connaissant elle-même, elle connaît toutes choses, et qu'elle connaît toutes choses telles qu'elles sont en elle, et telles qu'elles sont hors d'elle ; qu'elle connaît l'être, par exemple, en tant qu'être immédiat et en tant qu'être dans l'idée, et qu'elle connaît l'essence en tant que simple essence, et en tant qu'essence dans l'idée. C'est aussi en ce sens que Hegel a pu dire que l'idée est le seul et véritable objet de

380 LOGIQUE. — TROISIÈME PAUTIE.

Zusatz. Dans le développement de l'idée, le commencement se produit tel qu'il est en soi (1), c'est-à-dire comme un moment posé et médiatisé, et non comme moment ou être immédiat. Ce n'est que pour la conscience, et pour la conscience immédiate, que la nature constitue le commencement et l'immédiat, et l'esprit l'être médiatisé par la nature. Mais en réalité c'est la nature qui est posé par l'esprit, et c'est l'esprit lui-même qui fait de la nature sa présupposition.

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