‹ Logique de Hâegel (volume 2)Chapitre 74 sur 80 · CCXL · texte numérisé non relu

CCXL

La forme abstraite du développement (*>) est, dans Y être, l'autre, et le passage dans l'autre; dans Y essence, c'est l'apparaître dans les contraires; dans la notion, c'est la différenciabilité de l'individuel et de l'universel qui comme tel se continue dans le terme qui se différencie de lui, et constitue l'identité de lui-même et de ce dernier.

§ CCXLI.

Dans la seconde sphère, la notion, qui n'est d'abord qu'en soi, apparaît (3), et de cette façon elle est déjà virtuel le-

la philosophie, et que hors de l'idée il n'y a que l'opinion, l'erreur, ou qu'un mélange d'erreur et de vérité.

(1) C'est-à-dire virtuellement et en lui-môme. Car le commencement comme tel, par cela même qu'il est le commencement, c'est-à-dire le moment le plus immédiat et le plus abstrait, est posé par un autre que par lui-même, et pour autre chose que pour lui-même.

(2) Car le développement concret est dans les différents moments où ii se réalise, et à travers lesquels il passe d'une sphère à l'autre.

(3) ht zum Scheinen gekommen : a atteint à Vapparence, à la sphère des rapports réfléchis de l'idée.

ment l'idée. — De même que le développement de la première sphère est un passage à la seconde, de même le développement de la seconde est un retour à la première. C'est seulement par ce double mouvement que la différence reçoit son véritable développement (1), en ce que chacun des deux termes différenciés, considéré en lui-même, se complète comme moment de la totalité (2), et joint son activité à celle de l'autre pour réaliser l'unité (3). L'unité n'est elle-même une unité exclusive qu'autant que les deux différences suppriment elles-mêmes, et chacune en ellemême, leur exclusivité.

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