‹ Logique de HâegelChapitre 4 sur 134 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Après avoir exposé dans la première partie de ses Recherches logiques un certain nombre de catégories, Trendelenburg semble s'être aperçu que toutes ces catégories n'auraient pu être et se développer sans l'intervention d'une certaine autre catégorie. Et quelle est cette catégorie? Écoutons l'auteur. « Nous avons exposé, dit-il (1), dans ce qui précède les notions fondamentales (catégories) actives (2). Mais avec ces catégories travaillaient silencieusement {stillsckweigend) une autre catégorie qu'on doit maintenant considérer dans ce travail de coopération {in dieser Mitwirkung). Cette catégorie est la négation (Verneimtng). »

Ainsi la négation vient se placer ici à la suite d'autres catégories. Et qu'a-t-elle fait jusqu'ici? Elle a travaillé silencieusement. Sommes-nous dans la sphère de la Logique ou dans les espaces imaginaires? 11 faut dire, en effet, que ce travail silencieux de la catégorie n'est pas son travail, mais un travail qui n'existe que clans l'imagina-

(1) 2e par. Verneinung. Le chapitre qui a pour titre « Négation » est placé entre les deux grandes classes des catégories que Trendelenburg désigne par le nom de réelles et modales. Quaut au passage de ces catégories à la notion de la négation, il s'en tire avec celle simple remarque : « Nous avons marqué dans ce qui précède les catégories fondamentales actives. Avec ces catégories travaillait silencieusement une notion que nous devons considérer dans ce travail de coopération. Cette notion est la négation. » En vérité, on ne saurait y mettre plus de sans-façon. Mais le sans-façon, on le sait, cache souvent les positions désespérées.

(2) Elles sont logiquement actives en ce sens que, suivant l'auteur, elles sont un développement du mouvement.

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tion de l'auteur. Car voici comment, suivant i'auteur, se ferait ce travail. « Pendant, dit-il, que le mouvement engendrait des formations (Gebildé) déterminées, et d'abord des figures (Figuren) et des nombres, apparaissait dans cette œuvre (in dieser Thaï) un moment négatif. Il n'y a pas de figure sans point d'arrêt (Hemmung) dans le mouvement générateur. Les unités des nombres sont posées comme se distinguant les unes des autres. Chacune d'elles est l'œuvre d'une activité qui les rassemble et les sépare tout ensemble (1). Lorsque des produits déterminés sortent (2) du mouvement universel, lorsque de cette action et de ses produits naissent les catégories, la détermination apparaît comme une limitation, et la limitation comme une négation. Chaque détermination de soi implique la négation de ce qui n'est pas soi. C'est ainsi que la négation opère comme élément de la chose, non comme élément originaire (3), mais comme une conséquence ; non comme but, mais comme moyen ; elle opère dans un terme positif, mais non comme un élément qui subsiste par lui-même (à). » Voilà ce que nous dit Trendelenburg. Or nous disons à notre tour : autant de mots, autant de condamnations de sa théorie. Et, d'abord, y a-t-il rien de

(1) Einer Zusammenfassenden und zugleich ausschliessenden Thàtigkeit.

(2) Sich ausscheiden : se détachent.

(3) Ursprùngliches.

(4) Ein Selbststilndiges fiir sich.

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