‹ Logique de HâegelChapitre 48 sur 134 · XXXIII · texte numérisé non relu

XXXIII

La première partie de cette métaphysique contient Y ontologie. C'est la science des déterminations abstraites de l'essence. Mais elle ne possède pas un principe qui ordonne la multiplicité de ces déterminations et leur valeur finie, et, par suite, elle doit les énumérer d'une façon empirique et arbitraire, et elle ne saurait donner à leur contenu d'autre fondement que la représentation, la simple affirmation que dans un mot c'est précisément telle chose que l'on pense, ou peut-être que l'étymologie. Ce procédé peut bien servir à constater la justesse de l'analyse dans son accord avec l'usage des mots et avec la réalité empirique, mais il ne saurait nullement saisir la vérité et la nécessité de ces déterminations.

REMARQUE

La question, si l'être, l'existence, la finité, la simplicité, le rapport, etc. sont des notions en et pour soi, doit paraître singulière à celui qui croit que la question ne peut tourner que sur la vérité d'une proposition, et qu'on peut seulement demander si une notion doit être, ou n'être pas attribuée, comme on dit, à un sujet. De cette façon, le faux viendrait de la contradiction qui existerait entre le sujet de la représentation et la notion qu'on ajoute comme prédicat à ce sujet. Mais la notion, en tant qu'être concret, et même chaque déterminabilité en général, est essenliellemcnt en elle-même l'unité de déterminations différentes. Et ainsi,

PREMIER RAPPORT DE LA PENSÉE AVEC l'oRJET. "267

lors même que la vérité serait l'absence de contradiction, il faudrait d'abord examiner dans chaque notion s'il n'y a pas en elle une telle contradiction interne.

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