‹ Logique de HâegelChapitre 55 sur 134 · XL · texte numérisé non relu

XL

La philosophie critique a cela de commun avec l'empirisme qu'elle considère l'expérience comme l'unique fondement delà connaissance. xMais, pour elle, la connaissance s'arrête au phénomène et n'atteint pas la vérité.

REMARQUE

Cette philosophie part d'abord de la distinction des éléments que l'analyse démêle dans l'expérience, savoir, la matière sensible et ses rapports généraux. Se rattachant

parla a la remarque que nous avons faite dans le paragraphe précédent, que dans la perception, considérée en elle-même , il n'y a que des éléments individuels et variables, elle admet aussi comme fait que dans ce qu'on appelle expérience se trouvent, comme déterminations essentielles, l'universalité et la nécessité. Comme celles-ci n'ont pas leur source dans l'expérience, elles sont des produits spontanés de la pensée, elles constituent des éléments à priori. — Les déterminations delà pensée, ou notions de de l'entendement, constituent le côté objectif de la connaissance expérimentale. Elles contiennent des rapports, et, par suite, elles donnent naissance à des jugements synthétiques à priori, c'est-à-dire à des rapports originaires de termes opposés.

Qu'il y ait dans la connaissance les déterminations de l'universalité et de la nécessité, c'est là un fait que ne rejette pas le scepticisme de Hume. Et dans la philosophie critique aussi ce n'est qu'un fait qu'on y présuppose. On peut donc dire, suivant l'expression qu'on emploie ordinairement dans la science, que la philosophie critique s'est bornée à donner une autre explication de ce fait.

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