LVI
Ici Ton a la pensée d'un rapport de l'universel de l'entendement avec le particulier de l'intuition autre que celui qui fait le fondement de la doctrine de la raison théorétique et de la raison pratique. Mais on n'y trouve pas la vue, que ce rapport est le rapport véritable, ou, pour mieux dire, la vérité même. Bien plutôt cette unité y est prise telle qu'elle existe dans la phénoménalité finie, et telle qu'on la rencontre dans l'expérience. Cette expérience constate dans le sujet (4), soit le génie, la faculté de produire des idées
(1) Le texte a: Kant pose l'idée embrassant (les choses) suivant le contenu. En effet, dans cette finalité du monde, et dans cette finalité pensée comme réalisée, Kant s'est élevé à l'unité du sujet et de l'objet, de la notion et de la réalité, de la forme et du contenu.
(2) C'est ce qui est arrivé à Kant qui, après s'être élevé à cette haute conception, retombe dans son point de son subjectif, et ne voit dans la finalité, qu'un postulat de la raison subjective, une fin qui doit ou devrait se réaliser (einSolleri), mais qui ne se réalise point, de telle sorte que la finalité est une simple notion subjective sans contenu objectif.
(3) Gegenwart : le présent, la réalité présente, qui tombe sous l'intuition.
(4) Im Subjecte : Terme qui indique le point de vue subjectif.
esthétiques, c'est-à-dire des représentations de la libre imagination qui servent à la production d'une idée, et qui invitent à la réflexion (1) sans que leur contenu soit, ou puisse être exprimé par une notion, soit le goût (2), qui consiste dans le sentiment de l'accord des libres intuitions et des libres représentations avec les lois de l'entendement.