‹ Logique de HâegelChapitre 80 sur 134 · LXX · texte numérisé non relu

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Le principe de ce point de vue est que le vrai n'est ni l'idée en tant que pensée purement subjective, ni l'être pris simplement en lui-même ; l'être en lui-même, l'être qui n'est pas l'être de l'idée, est l'être sensible et fini du

(1) Jene Gang der Vermittlung : cette marche de la médiation : c'est-àdire cette marche qui va du fiai à l'infini, et qui constitue l'élévation.

monde (1). Par conséquent, ce principe implique immédiatement que l'idée n'est le vrai que parla médiation de l'être, et réciproquement que l'être n'est le vrai que par la médiation de l'idée. La doctrine de la connaissance immédiate a donc raison de rejeter l'immédiatité vide et indéterminée, l'être abstrait, ou l'unité pure en elle-même, et de n'admettre que l'unité de l'idée et de l'être. Elle devrait cependant faire réflexion que l'unité de déterminations différentes n'est pas l'unité purement immédiate, c'est-à-dire tout à fait indéterminée et vide, mais qu'elle est précisément constituée de façon que l'une des deux déterminations n'est vraie que par la médiation de l'autre, ou, si l'on veut, que chacune d'elles n'est en rapport avec la vérité que par l'intermédiaire de l'autre (2). — Ainsi l'on constate comme fait que le principe de la connaissance immédiate contient une médiation ; et c'est un fait contre lequel cette connaissance demanderait en vain des objections à l'entendement, à l'entendement dont les déterminations sont

(1) Ein Seyn nicht der Idée, isl das sinnliche endliche Seyn der Welt. Au plus haut degré de l'existence, c'est-à-dire eu Dieu, l'être et l'idée s'appellent réciproquement, sont contenus l'un dans l'autre, et forment une unité indivisible. Lorsqu'on dit, en effet, que Dieu est l'être, on ne veut pas dire qu'il est tel être particulier, car eu ce cas il ne serait qu'un être sensible et fini, mais qu'il est l'idée même de l'être. Aiusi l'être et l'idée sont ici inséparables. L'être est l'idée, et l'idée est l'être. Mais quel est le lien qui unit l'être et Tidée. C'est l'idée en et pour soi, car l'être est une idée, aussi bien que tout autre idée. Et qu'est-ce que l'idée en et pour soi, ou l'idée absolue, ce principe qui fait l'unité de l'idée et de l'être? Ce principe est l'esprit, et dans l'esprit l'absolue pensée. Voyez Philosophie de l'esprit.

(2) Si l'une n'est vraie que par la médiation de l'autre, on peut dire que l'une n'est mise en rapport avec la vérité, ou, comme a le texte, médiatisée, avec la vérité, que par l'autre, ce qui veut dire au fond que la vérité est l'unité de toutes les deux, mais qu'elle n'est la vérité qu'autant qu'elle les pose et les contient toutes deux.

TROISIÈME RAPPORT DE LA PENSÉE AVEC l/ORJET. 357

conformes aux principes de la connaissance immédiate. C'est en effet l'entendement abstrait qui prend l'immédiatitc et la médiation comme ayant chacune en elle-même et séparément une valeur absolue, et qui se flatte de trouver un point d'appui solide vis-à-vis de la différence, se plaçant par là dans l'impossibilité de les unir, impossibilité qui cependant n'existe pas comme fait, ainsi qu'on vient de le voir, et qui disparaît dans la notion spéculative.

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