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L'existence est l'être avec une déferminabilité, qui est comme déterminabilité immédiate, ou qui est (3) : c'est la qualité. L'existence, en tant qu'elle se réfléchit sur ellemême dans cette déterminabilité (4), est Y être existant, le
(1) C'est-à-dire que dans cette absence même de repos où disparaissent l'être et le non-être comme simple être et comme simple non-être, disparaît aussi leur unité, le devenir, en s'absorbant dans un terme plus concret dont il est le devenir. Car le devenir est bien l'unité, mais il n'est pas le devenir de l'être et du non-être. Il est, par conséquent, le devenir d'un terme plus concret dont il est un moment subordonné. Ce terme plus concret est d'abord l'existence.
(2) Geworden : devenu. C'est-à-dire que le devenir (Werden) qui est devenu {geworden), est ce que nous appelons existence (Daseyn), l'être qui n'est plus le simple être, mais l'être qui est là, l'être avec détermination.
(3) Seyende, étant.
(4) Als in dieser seiner Bestimmtheit in sich reflektirt : en tant qu'elle se réfléchit sur elle-même dans celte déterminabilité sienne, dans cette déterminabilité qui n'est pas la déterminabilité d'un autre, mais sa propre déterminabilité. — Veœistence est l'être avec qualité ou Vêtre qualifié, c'est-à-dire l'être avec une différence et une négation. Aussi longtemps que cette différence est maintenue, on n'aura que Vexistence immédiate. Mais la négation est inhérente à Vexistence, ce qui fait que l'existence nie tout autre existence, ou ce qui revient au même, se nie elle-même en se réfléchissant sur elle-même par suite de cette négation (car la négation implique ce double mouvement) et en devenant Vôtre existant. « L'existence, la vie, la pensée, etc., dit Hegel [Grande logique) se déterminent essentiellement comme être existant, comme être vivant, etc. Cette détermination est de la plus haute importance, car il ne faut pas s'arrêter à des généralités telles que Vexistence, la vie, etc., ni même à la divinité (Gottheit) à la place de Dieu. »
quelque chose (1). Il faut maintenant indiquer sommairement les catégories qui se développent dans l'existence.
(Zusatz.) La qualité est en général la déterminabilité immédiate identique avec l'être, à la différence de la quantité qu'on doit considérer après elle, et qui est aussi une déterminabilité de l'être, mais une déterminabilité qui n'est plus immédiatement identique avec l'être, et qui est indifférente et extérieure à l'être. Quelque chose est ce qu'il est par sa qualité, et en perdant sa qualité il cesse d'être ce qu'il est. En outre, la qualité est seulement et essentiellement une catégorie du fini et, par suite, elle a sa place spéciale dans la nature et nullement dans le monde de l'esprit. Par exemple, dans la nature on doit considérer comme qualités ce qu'on appelle substances simples, telles que l'oxygène, l'azote, etc. Par contre, dans la sphère de l'esprit, la qualité ne se produit que d'une façon subordonnée, et elle n'y est pas comme si une forme déterminée de l'esprit se trouvait épuisée par elle. Si nous considérons, par exemple, l'esprit subjectif qui fait l'objet de la psychologie, nous pourrons dire sans doute que la signification logique de ce qu'on appelle caractère est la qualité.
(1) Daseyendes, Etwas. L'étant, et le quelque chose. Cependant l'expression quelque chose ne rend pas exactement Y Etwas, parce que les mots quelque et chose appartiennent à des déterminations ultérieures de la notion. Le quid des Latins, le to ttcho'v des Grecs, et le un qualché des Italiens l'expriment plus exactement. Ce qu'il faut se représenter ici, c'est l'être qualifié particularisé, ou, pour mieux dire, l'être qualifié avec une nouvelle négation, car le quelque chose est une négation de la négation. On se représente le quelque chose, dans l'être vivant, par exemple, comme une réalité. C'est en effet une réalité, mais c'est aussi ce qu'il y a de plus superficiel dans la réalité. On peut dire que le sujet, ou le moi est aussi quelque chose, mais, en tant que quelque chose, le moi est à peine une réalité.
DOCTRINE DE i/ÊTRE. QUALITÉ. 417
Mais on ne doit pas entendre cela comme si le caractère était une déterminabilité qui pénètre entièrement l'âme, et est immédiatement identique avec elle, ainsi que cela a lieu dans les substances simples de la nature que nous venons de nommer. Par contre, la qualité se produit comme telle d'une façon plus déterminée dans l'esprit aussi, lorsque celui-ci se trouve dans un état maladif et de servitude. C'est ce qui a lieu surtout dans la passion, et dans la passion excitée jusqu'à la folie. On peut bien dire d'un fou dont la conscience est envahie parla jalousie, la peur, etc., que sa conscience est déterminée comme qualité (1).