XCVII
p.) Le rapport d'un terme négatif (1) avec lui-même est un rapport négatif, et partant il amène la différenciation de l'un d'avec lui-même, la répulsion de l'un, c'est-à-dire . plusieurs uns (2). Par suite de rimmédiatitédel'être-poursoi (3), déterminé il y a dans ces plusieurs uns un moment immédiat (4), ce qui fait que leur répulsion est une répulsion, ou exclusion réciproque.
Zusatz. Lorsqu'on parle de Yun il se présente ordinairement à l'esprit d'abord la pensée de plusieurs. Ici surgit la question : d'où le plusieurs vient-il ? La représentation n'a pas de réponse pour cette question, parce qu'elle considère le plusieurs comme existant d'une façon immédiate, et que l'un n'a une valeur que comme un parmi les plusieurs. Au contraire, suivant la notion l'un est la présupposition de plusieurs, et la pensée de l'un implique que l'un se pose lui-même comme plusieurs. En effet, l'un qui est pour soi n'est pas comme tel un terme qui, à l'instar de l'être, serait sans rapport, mais il implique un rapport tout aussi bien que l'existence (5). Seulement il n'est pas en rapport comme le quelque chose est en rapport avec ï autre, mais, en tant
(1) Des Negativen: du négatif.
(2) Vieler Eins ou die Vielen : le plusieurs, le multiple. — L'un, par son côté négatif, ou en tant qu'il repousse, ne repousse pas l'être, ou Vautre, ou un terme quelconque, mais les uns.
(3) Fiirsichseyende. Voyez § précédent.
(4) Le texte a ; Sind dièse Viele Seycnde : ces plusieurs sont étant. Le mot seyende marque l'être, ou le moment immédiat, et veut dire que les uns sont d'abord, et que par cela même ils se repousseut, et se repoussent réciproquement. Voyez § suivant.
(5) Par conséquent, de même que dans l'existence le quelque chose entraîne Vautre chose, ainsi Vun entraîne lé plusieurs;
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qu'unité du quelque chose et de l'autre, il constitue un rapport avec lui-même, et un rapport négatif. Vun se produit ainsi comme un terme qui entre en conflit avec luimême, et qui se repousse lui-même ; et ce qu'il pose en se repoussant ainsi est le plusieurs (1). Nous pouvons désigner ce côté du processus de Fêtre-pour-soi par l'expression figurée de répulsion. On ne parle de répulsion qu'en considérant la matière, et l'on entend par là précisément ceci : que la matière, entant que multiple, se comporte dans un chacun de ses uns comme excluant tous les autres. On ne doit pas du reste concevoir ce processus de répulsion comme si l'un était l'élément qui repousse, et les plusieurs étaient les éléments repoussés ; car, comme nous venons de le faire observer, c'est plutôt l'un qui s'exclut lui-même de lui-même, et se pose comme plusieurs. Mais chacun de ces uns est lui-même un, et, en tant qu'il se comporte comme tel, la répulsion de tous les uns se change en son contraire, en Y attraction.
§ XGVJII.
y.) Mais dans le plusieurs tel un est ce qu'est tel autre. Tout un est un, ou bien un des plusieurs. Tous les uns sont donc une seule et même chose. En d'autres termes, la répulsion considérée en elle-même en tant que rapport négatif des différents uns, contient tout aussi nécessairement leur rapport réciproque (2), et, comme ceux avec qui l'un
(L) Ce qui veut dire que l'un constitue un terme plus concret que l'existence, et que par suite sa différenciation est plus intime et plus simple à la fois.
(2) Aufeinander : le rapport qu'on pourrait appeler positif par opposition à l'autre rapport, le rapport négatif (gegeneinander.)
en repoussant se met en rapport sont des uns, en se mettant en rapport avee eux il se met en rapport avec luimême. Par conséquent, la répulsion est tout aussi essentiellement attraction, et l'un négatif (1), ou l'être-pour-soi se trouve ainsi supprimé. La déterminabilité qualitative qui atteint dans l'un à sa plus haute détermination (2), passe ainsi comme supprimée dans une nouvelle déterminabilité (3), c'est-à-dire dans l'être en tant que quantité (h).
(1) Aasschliessende, repellirende :Vun excluant, repoussant.
(2) Ihr An-und-fiir sich Bestimmlseyn : littéralement: son être-déterminé en et pour soi.
(3) Le texte dit simplement : passe dans la déterminabilité.
(4) Ainsi dans la catégorie de l'être-pour-soi on a trois moments, savoir Yun comme tel, l'un qui s'oppose à lui-même dans la répulsion, ou le plusieurs, et l'un qui revient à son unité dans Vattraction. L'attraction est l'être pour soi concret, qui a atteint à sa plus haute détermination, et qui forme ainsi le passage à la sphère de la quantité. Voici une partie de la démonstration telle qu'elle est exposée dans la Grande Logique (liv. I, p. 191- 192) et qui établit l'unité des trois moments. « Cette façon de considérer les uns suivant laquelle, en les envisageant par leurs deux déterminations, savoir, en tant qu'ils sont (l), et en tant qu'ils sont en rapport, ils se produisent comme une seule et même chose et montrent leur indifférence (2), est le fait de notre comparaison (3). Mais il faut voir ce que pose en eux leur rapport réciproque lui-même. Ils sont; c'est là ce qui est présupposé dans ce rapport, et ils ne sont qu'autant qu'ils se nient les uns les autres, et qu'en même temps ils éloignent d'eux cette négation (4), en d'autres termes, que
(1) C'est leur moment immédiat.
(2) Ununterschicdbarkcit : indifférenciabililê.
(3) C'est-à-dire que dans ce qui précède, dans l'autre partie de la démonstration qui contient comme les préliminaires de la démonstration véritable, en considérant les uns soit dans leur état immédiat, soit dans leur rapport on est arrivé à cette identité qui constitue l'attraction. Mais ce n'est là qu'un procédé extérieur à la chose que l'on démontre ; c'est ce procédé qui consiste â prendre les termes tels qu'on les trouve devant soi, et à les rapprocher. Ce n'est donc pas la déduction objective et véritable de la chose. Et c'est là ce qu'accomplit la partie de la démonstration qui va suivre. Le premier moment de la démonstration est le moment de la réflexion. Le second moment, c'est le moment spéculatif.
(4) Dièse ihre Idealitat, ihr Naqirtseyn : cette leur idéalité, ce leur clre-nié. Leur négation ou leur être-nié est, en effet, leur idéalité, en entendant ce mot dans le sens hégélien. Car l'idéalité d'une chose vient de ce que l'idée est en elle, ou qu'elle est un moment de l'idée. Elle est donc niée par cela même qu'elle est un moment de l'idée, et qu'elle n'en est qu'un moment.
REMARQUE
C'est à ce point de vue où l'absolu est déterminé comme être-pour-soi, comme un, et comme plusieurs, que se place la philosophie atomistique. Comme force fondamentale elle prend la répulsion, qui est un des moments delà notion de l'un. Quant à l'attraction elle ne s'en inquiète point, et elle laisse au hasard, c'est-à-dire à un principe irration-
autant qu'ils nient cette négation réciproque. En tant qu'ils sont, ils ne sont pas niés, il est vrai, par cette négation réciproque (5) ; cette négation n'est qu'un fait extérieur pour eux (6), c'est une négation qui rebondit et ne fait qu'effleurer leur surface. (7) Seulement ce n'est que par cette négation réciproque qu'ils reviennent sur eux-mêmes; ils ne sont que dans cette médiation (8); c'est ce retour sur eux-mêmes qui fait leur conservation et leur être-pour-soi. Mais (9) par là que leur négation ne produit aucun effet (10) par suite de la résistance que les uns immédiats, ou en tant qu'ils nient (11) opposent, les uns ne reviennent pas sur eux-mêmes, ils ne se conservent pas, ils ne sont pas (12). — D'où l'on tire cette conclusion que tous les uns sont identiques, que l'un d'eux est ce qu'est l'autre. Et ce n'est pas là un
(5) Le texte a : dies Negiren des Andern : ce nier de l'autre, c'est-à-dire de l'autre un, ou, ce qui revient au même, des autres uns ; ce qui constitue précisément la négation réciproque tles uns.
(6) Ein Aeusserliches : une chose, une modification extérieure.
(7) C'est une modification extérieure qui ne fait qu'effleurer leur surface, par la raison qu'ils ne cessent pas d'être.
(8) Sie siad nur als diesc Vermittlung : ils sont seulement en tant que cette médiation : expression plus absolue et plus exacte, en ce qu'elle montre que cette médiation fait leur être.
(9) Mais n'est pas dans le texte, mais il est indiqué par le contexte.
(10) Nichts effectuirt : n'effectue rien, en ce sens qu'elle n'effleure que leur surface.
(11) Lie Seyenden als solche oder als negirende : die Seyenden als solche : les étants comme tels sont ici les uns immédiats, qui, comme on l'a vu, dans le premier moment de leur rapport, nient.
(12) Ce qui veut dire que l'attraction est dans la répulsion elle-même, et qu'en se repoussant les uns s'attirent. En effet, ils ne sont et ne se conservent qu'en se niant, ou en se repoussant les uns les autres, ou, pour mieux, ils ne sont qu'en tant qu'ils sont cette médiation. Mais, par cela même qu'ils ne sont et ne se conservent que par et dans cette médiation, c'est-à-dire en se repoussant, en se repoussant ils ne reviennent pas sur eux-mêmes, ils ne sont pas, c'est-à-dire leur être négatif s'efface, et ils s'attirent. Car ils repoussent et se repoussent tous, et cette totalité de répulsion, ou cette médiation totale des uns est l'attraction. Il faut même dire que l'attraction est l'unité concrète de l'un et des plusieurs, ou de la répulsion. Car elle est l'un, mais l'un qui contient les plusieurs, ou les uns. Et les uns ne se repoussent, c'est-à-dire, d'un côté, ne sont et ne se conservent, et, de l'autre, n'entrent en collision, que parce qu'il? s'attirent.
nel (1) le soin de rassembler les atomes. Dès que Ton fixe l'un comme un (2), on est obligé de considérer l'union des uns comme un fait purement extérieur. — Le vide qui est l'autre principe opposé aux atomes est la négation ellemême qu'on se représente comme non -être immédiat (3) entre les atomes. — La nouvelle atomistique et la physique avec elle admettent toujours ce principe, si ce n'est qu'à l'atome elles ont substitué les particules, les molécules. Elles se sont ainsi rapprochées de la représentation sensible, mais elles ont abandonné la détermination rationnelle (1). — En outre, en plaçant la force attractive à côté de la force répul-
rapport que nous établissons entre eux, un assemblage extérieur des uns ; mais la répulsion elle-même est ce rapport (13) : l'un qui exclut les uns se met lui-même en rapport avec eux, les uns, c'est-à-dire il se met en rapport avec lui-même. Par conséquent, le rapport négatif des uns entre eux n'est que leur absorption dans l'unité (14). Cette identité où passe leur répulsion est la suppression de leur différence et de leur extériorité, différence et extériorité qu'ils devraient plutôt conserver l'un à l'égard de l'autre en tant qu'ils s'excluent. — Cette position des uns dans un seul un (15) est l'attraction. »
(1) L'expression du texte est das Gedankenlose : un principe, une détermination où il n'y a pas de pensée, qu'on ne peut rationnellement penser, qui n'est pas une pensée véritable.
(2) Et par suite l'un ne devient pas plusieurs.
(3) Als seyende Nichts : comme non-être étant, qui est entre les atomes: c'est-à-dire comme non-être ou négation des atomes qui ne se médiatise pas avec eux.
(4) Die denkende Bestimmung : la détermination pensante : une détermination de la pensée, et où la pensée est par cela même présente est une détermination pensante. Hegel veut dire que la molécule n'est plus exactement
l'atome tel que l'avaient conçu les anciens atomistes. Car pour ceux-ci l'atome est un principe absolu, l'universel, et partant un principe suprasensible.
(13) Ist selbst Beziehcn : est elle-même mettre en rapport.
(14) Ein Mit-sich-zusammengehen : un aller ensemble avec soi : expression intraduisible, et qui veut dire que les uns vont dans leur rapport négatif, dans leur individualité, s'unir et se on dre dans l'unité.
(15) Diess sich in Ein-Eines-setzen der vielcn Eins : ce se poser des uns don* un tm, elc: ce qui exprime le mouvement des uns qui passent eux-mêmes par une nécessité interne daos l'attraction.
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sive, on a complété l'opposition, et l'on est allé plus loin dans la connaissance de ces forces de la nature, comme on les appelle (1). Mais il faudrait faire sortir leur rapport, rapport qui fait leur nature concrète et véritable, de la confusion et de l'obscurité qui l'entourent, et que Kant lui aussi a laissé subsister dans ses Principes métaphysiques d'une science de la nature [Metaphysichen Anfangsgrande des Vissenschaft der Natur) (c2). C'est dans la sphère politique que de nos jours le point de vue alomistique joue un rôle plus important que dans les sciences physiques. Suivant ce point de vue, les volontés individuelles constituent le principe fondamental de l'état ; ce qui attire les individus ce sont les intérêts et les besoins particuliers, et l'universel, l'état n'est fondé que sur le rapport extérieur d'une convention.
Zusatz. La philosophie atomistique forme un degré essentiel dans le développement historique de l'idée, et le principe de cette philosophie est en général l'être-pour-soi sous forme de plusieurs. A ces physiciens qui de nos jours tiennent en si grand honneur Tatomistique, et qui ne veulent pas entendre parler de métaphysique, il faut ici rappeler qu'en se jetant dans les bras de Tatomisme on ne s'éloigne pas de la métaphysique, et l'on n'en ramène pas moins la nature à la pensée, car l'atome est dans le fait lui aussi
(1) Forces de la nature est, en effet, une expression ou, pour mieux dire, une pensée indéterminée qui n'exprime nullement les vrais principes de la nature.
(2) Voyez un examen de la théorie de Kant sur la construction de la matière par les forces attractive et répulsive : Grande Logique, p. 200 et suivantes. Volume I. — Vojez aussi même vol. p. 177-200 une critique de l'atomisme, de la monade de Leibnitz, ainsi que de la doctrine qui fonde l'état sur la volonté et les intérêts individuels.
une pensée, et par suite la conception de la matière comme composée d'atomes est une conceplion métaphysique. Newton a, il est vrai, averti expressément la physique de se garder de la métaphysique ; mais il faut dire à son honneur que lui-même il n'a nullement suivi cet avis. Le pur physicien n'est, en effet, que l'animal, parce que l'animal ne pense pas, tandis que l'homme qui est un être pensant est né métaphysicien. Seulement il faut voir si la métaphysique qu'on emploie est la vraie métaphysique, et surtout si, au lieu de l'idée concrète logique (1), on n'a que des déterminations exclusives, que l'entendement immobilise, auxquelles on s'arrête, et qui deviennent le fondement de notre activité pratique tout aussi bien que de notre activité théorétique. C'est ce reproche qu'il faut adresser à la philosophie atomistique. Les anciens atomistes considéraient (et c'est aussi ce qui a ordinairement lieu de nos jours) toute chose comme un multiple (2), et par suite c'est le hasard qui doit rassembler les atomes qui s'agitent dans le vide. Or, le rapport des uns n'est nullementun rapport accidentel, mais un rapport qui, comme on Ta vu, est fondé sur leur nature. C'est à Kant que revient le mérite d'avoir complété la conception de la matière en la considérant comme l'unité delà répulsion et de l'attraction. Ce qu'il y a ici de vrai c'est qu'il faut considérer l'attraction comme l'autre moment qui est contenu dans la notion de l'être-pour-soi, et qu'ainsi elle est un élément intégrant
(1) Konkreten, logischen Idée. L'idée logique hégélienne, ou spéculative est. en effet, l'idée concrète, à la différence de l'idée logique de l'entendement, ou formelle qui est l'idée abstraite.
2) Als ein Vieles: comme un agrégat d'atomes.
de la matière tout aussi bien que la répulsion. Mais le défaut que présente cette construction de la matière qu'on appelle dynamique c'est qu'on prend la répulsion et l'attraction comme un postulat, et qu'on ne les déduit point; tandis que c'est cetle déduction qui devrait expliquer le comment et le pourquoi de leur unité gratuitement admise. En outre, Kant a expressément enseigné qu'il n'y a pas de matière en elle-même, et après voir doué, si l'on peut ainsi dire, par parenthèse, la matière de ces deux forces, il a aussi enseigné qu'on doit avoir son unité exclusivement dans ces deux forces. C'est celte dynamique pure qu'ont adoptée pendant un certain temps les physiciens allemands, ce qui a l'ait que de nos jours la plupart d'entre eux se sont trouvés de nouveau disposés à revenir au point de vue atomistique et, contre l'avis de Kôstner leur collègue d'heureuse mémoire, à considérer la matière comme composée d'éléments infiniment petits, appelés atomes, lesquels atomes doivent être mis en rapport par le jeu des forces attractive et répulsive, ou même d'une autre force quelconque qu'on pourra y ajouter. L'absence de pensée (1) qu'on découvre dans cetle métaphysique devrait être une raison suffisante pour qu'on prît ses précautions à son égard.
Zusatz 2. Le passage de la qualité à la quantité qu'on vient de marquer dans le paragraphe ci-dessus ne se rencontre pas dans notre conscience ordinaire. Pour celle-ci la qualité et la quantité sont deux déterminations indépendantes placées l'une à côté de l'autre, et c'est conformément à cette manière de voir qu'on dit que les choses ne sont
(1) Gendenlenlosigkcit. Voy. p. 438.
pas seulement déterminées qualitativement, mais aussi quantitativement. D'où viennent ces déterminations, et comment se comportent- elles l'une à l'égard de l'autre? C'est là une question dont on ne s'occupe point. Or la quantité n'est rien autre chose que la qualité supprimée, et c'est la dialectique delà qualité qu'on vient de considérer qui réalise cette suppression. Nous avons eu d'abord l'être, et nous avons vu le devenir se produire comme sa vérité. Le devenir a formé le passage à l'existence dont nous avons reconnu la vérité dans le changement (1). Mais le changement s'est produit dans son résultat comme être-pour-soi qui s'affranchit du rapport avec l'autre, et du passage dans celui-ci; lequel être-pour-soi nous l'avons vu se supprimer lui-même dans les deux côtés de son processus, la répulsion et l'attraction, et supprimer ainsi la qualité en général, la qualité dans la totalité de ses moments. Or cette qualité supprimée n'est ni le non-être abstrait, ni l'être tout aussi abstrait et tout aussi indéterminé, mais c'est l'être indifférent à l'égard de la déterminabilité, et c'est cet être qui se présente à nous comme quantité, même dans notre représentation ordinaire. Suivant ce mode de considérer les choses, nous considérons d'abord celles-ci sous le point de vue de leur qualité que nous concevons comme une déterminabilité identique avec l'être de la chose. Si nous considérons ensuite la quantité, nous voyons aussitôt s'offrir à notre esprit la représentation d'une déterminabilité indifférente, extérieure, de telle façon qu'une chose, bien que sa quantité change, et qu'elle devienne
(1) Verdnderung : car V existence^ en tant que finie, non-seulement devient, mais elle change ; le quelque chose se change en l'autre chose.
plus grande ou plus petite, demeure cependant ce qu'elle est.