‹ Logique de Hegel (volume 2)Chapitre 19 sur 72 · SI · texte numérisé non relu

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La philosophie n'a pas l'avantage que possèdent les autres sciences, de pouvoir présupposer (1), soit son objet, comme s'il était immédiatement donné par une représentation, soit la méthode, qui doit diriger le commencement et la marche ultérieure de ses recherches, comme si elle avait été antérieurement dé-

(0 Vorat»«é^zen, poser d'avance, présupposer. En effet, les autres sciences, par là même qu*elles sont limitées , trouvent leur méthode et leur objet posés d'avance, et elles les acceptent tels qu'ils leur sont donnés par 1^ représpptation sensible, sans s'enquérir de leur origine ni de leur valeur; tandis que la pbilosû^ phie, qui est une science universelle et absolue, doit se doaner elle-même soii objet et sa méthode. C'est là une première difculté.

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terminée. Elle a, à la vérité, le môme objet que la religion; car toutes deux ont pour objet le vrai, dans l'acception la plus élevée du mot, et en ce sens, que Dieu est la vérité, et la seule vérité. Toutes deux traitent aussi des choses finies, de la nature et de l'esprit humain, ainsi que de leurs rapports, soit entre eux, soit avec Dieu. Dans ce sens , la philosophie peut présupposer la connaissance de son objet, sans cependant y attacher une grande importance ; et cela parce que la conscience commence, dans Tordre du temps, par se donner la représentation des objets avant d'en posséder la notion, et que ce n'est qu'en traversant la sphère des représentations, et en y appliquant son activité, que l'esprit s'élève à la connaissance réfléchie et absolue de la vérité.

Cependant, en examinant la chose attentivement. Ton voit que le but essentiel de la philosophie consiste à exposer les développements nécessaires de son contenu^ et à démontrer la nature et les déterminations de son 'objet. D'où l'on voit aussi que la connaissance représentative ne saurait atteindre à ce résultat, ni fournir, ou légitimer des hypothèses et des affirmations (1). Il faut ajouter que la difficulté qu'il y a à déterminer le commencement de la science vient

(1) Voraussetzungen md Vermhermgen^âes présnppositîons et des affirmations. Les principes , en effet, qnî constituent les vraies affirmations et les vraies présuppositions , ou le point de départ de la science , ne peuvent se trouver dans la sphère des connaissances représentatives: Voy.plus bas,§ m, Rem\

également de œ que ce commencement, en tant que principe immédiat , donne naiissance à une supposition , ou , pour mieux dire , est lui-môme une supposition.

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