‹ Logique de Hegel (volume 2)Chapitre 38 sur 72 · XXVI · texte numérisé non relu

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Le premier rapport de la pensée avec son objet constitue cet état naturel , où , sans avoir conscience des oppositions de la pensée, on part de la croyance qu'on peut arriver à la connaissance des choses par la réflexion, et que celle-ci nous fait connaître les objets tels qu'ils sont. Dans cette croyance, l'intelligence s'applique aux objets , fait du contenu de ses sentiments et de ses intuitions le contenu de sa pensée, et s'arrête avec une entière satisfaction à ce ré-

(I) Parce que c*est la logique qui détermine la valeur des notions sur lesquelles ces opinions ou ces doctrines reposent.

(â) Erste steiiung des Gedankem zur (^ctimtuL Première position de la pensée à Tégard de Tobjeti

sultat. Toute philosophie, toute science, ainsi que toute activité pratique et toute opération de la conscience reposent, à leur origine, sur cette croyance.

S xxvn.

Connue dans cet état la pensée n'a pas conscience des oppositions qu'elle renferme, elle peut, pour ce qui concerne son contenu, produire une philosophie spéculative, et en même temps se trouver dans l'impuissance de sortir des déterminations finies, c'est-àdire de concilier les oppositions.

Id, dans cette introduction, il suffit d'examiner cette position de la pensée dans ce qu'elle a d'insuffisant, et d'apprécier par là la philosophie de ces derniers temps.

L'application la plus rigoureuse et la plus récente de cette manière de considérer la pensée se trouve dans la métaphysique telle qu'elle a été conçue avant Kant. Relativement à l'histoire de la philosophie, cette métaphysique est une doctrine qui a fait son temps. Si on la considère en elle-même, et indépendamment de ce rapport, l'on verra que le principe sur lequel elle repose consiste à substituer les conceptions abstraites de l'entendement aux réalités de la raison (1). L'appréciation de ses procédés et de

(I) L'entendement s'arrête ans déterminations finies, et ne sait concilier les oppositions ; c*est ]a pensée spéculative qoiyens'éle-

ses principes essentiels a, par conséquent, im intérêt actuel.

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