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La seconde partie contient la psychologie ration-^ nelle, ou la pneumatologie qui recherche la nature métaphysique de Fàme et nommément de Tesprit considéré comme substance. L'on examine la question
(f ) Dang use proposition il y a deux choses à considérer, à savoir : les éléments de la proposition et leur réunion» ou la pro« position elle-même. Il faut, par conséquent, examiner d'abord séparément la vérité de chacun de ces éléments, et puis la proposition elle-même. Car il est évident que la vérité, ou lafaus^ seté de la proposition dépend, en partie du moins, de la vérité ou de la fausseté de ses éléments pris séparément. Or, si Ton prétend que la vérité ne peut être exprimée que par la proposition, et suivant le principe de contradiction, il ne pourra plus être question de la vérité ou de la fausseté des éléments de la proposition ; et en ce cas le faux consistera dans Topposition du sujet et du prédicat. Mais, de toute manière, il faudrait examiner d'abord chaque notion pour s'assurer si elle ne renferme pas une contradiction. L'on verrait par là qu'en effet, chaque notion renferme son contraire, et,^partant, que la proposition, ainsi que le principe sur lequel elle repose, ne sont ni l'expression ni la mesure du vrai.
de rimmortalité de Tâme dans la partie où Ton traite de la composition des substances, du temps, deschan*
gements de qualité et de quantité.
s XXXV.
La troisième partie, la cosmologie, traite du monde, de sa contingence et de sa nécessité, de son éternité et de sa limitation dans le temps et dans l'espnce. Elle traite aussi des lois qui règlent le changement des formes, et enfin de la liberté et de l'origine du mal.
REMARQUE
L'on place ici, comme formant une contradiction absolue, la contingence et la nécessité, la nécessité extérieure et la nécessité intérieure, les causes efficientes et les causes finales, ou la causalité en général et la fin , Tessence ou la substance et le phénomène, la forme et la matière, la nécessité et la liberté, le bonheur et le malheur, le J)ien et le mal.
s XXXVI.
La quatrième partie, la théologie naturelle, ou rationnelle, examine la notion de Dieu ou sa possibilité, la preuve de son existence et ses attributs.
REMARQUE
a) Dans cette recherche réfléchie sur Dieu, il s'agit surtout de savoir quels sont les prédicats qui conviennent ou ne conviennent pas à ce que nous nous représentons comme Dieu. Ici la réalité et son contraire se présentent comme formant une opposition absolue. D'où il suit que la notion de Dieu, telle que la conçoit l'entendement, demeure une abstraction vide de l'essence indéterminée, le produit mort de l'analyse moderne (1).
b) La preuve de la connaissance finie renverse , pour ainsi dire, la nature de la chose qu'elle veut démontrer. Car elle exige un principe objectif de Texislence de Dieu , et elle représente en même temps Dieu comme ne pouvant s'offrir à la pensée que par un intermédiaire autre que lui. Cette preuve, qui repose sur le principe de l'identité fourni par l'entendement, échoue lorsqu'il s'agit de trouver un passage du fini à l'infini. Ainsi, ou elle ne peut affranchir Dieu de l'être fini et positif du monde, et, en ce cas, Dieu demeure la substance immédiate des choses ; c'est le panthéisme. Ou bien elle laisse Dieu comme une existence objective en face du sujet ; et, en ce cas. Dieu est un être fini. C'est le dualisme (2).
(\) Cest-à-dire que Tanalyse, en séparant Dieuda monde, ou en supprimant en lui les contraires, le mutile et lui enlève une partie de sa réalité.
(2) Il appelle finie la connaissance qui ne saisit pas l'unité des
Î70 iHTRODUCnOîf DE HEGEL.
c) Les attributs, qui devraient être déterminés et différenciés, deviennent, eux aussi, par suite de cette conception de Dieu, des notions abstraites et vides, des essences indéterminées. Mais comme Ton pose Dieu et le monde l'un en face de Fautre, et qu'on leur accorde à tous les deux une existence réelle, on est obligé de les lier par différents rapports.. Ces rapports, ce sont les attributs. — la justice, la bonté, la puissance, la sagesse, etc. — lesquels, par cela même qu'ils sont en communication avec les choses finies, doivent participer, eux aussi, de la nature finie ;
choses. Cest la connaissance dePentendement qui, en se fondant sur le principe de Tidentlté, sépare les déterminations opposées* et ne sait trouver on passage de Tune à l'autre, et s^élever par là au-dessus de la contradiction. Ainsi, dans la preuve de Texistence de Dieu, il commence par poser la notion de Tinfini ou de Funité absolue, etc. Mais comme, pour lui, cette notion n*est pas Dieu, elle n'est qu'un intermédiaire entre Dieu et lui. Et cepen* dant la plus légère attention suffit pour faire voir que la nolion ne pourrait servir d'intermédiaire entre Dieu et lui, si elle ne tenait à la fois de tous les deux. Ensuite, lorsqu'il s'agit de faire l'application de cette notion, l'entendement, en se fondant toujours sur le principe de l'identité abstraite, ou il sépare complètement Dieu des choses, ou bien il fait de Dieu leur substance immédiate. Dans le premier cas. Ton a deux êtres indépendants et infinis, c'est-à-dire le duaUsme; dans le second. Dieu et les choses ne faisant qu'un, ou, pour parler avec plus de précision. Dieu étant les choses mêmes, on a le panthétsme. Mais la véritable preuve de Texistence de Dieu consiste à montrer Dieu dans rtmité de son idée, dans cette unité où la logique et la nature se trouvent identifiées et élevées à leur existence absolue dansTesprit. Conf. $ cxcm et mon JfKrod., ch. XIII.
et cependant il faut qu'ils soient infinis. Â ce point de vue, il n'y a d'autre moyen d'échapper à la contradiction que d'avoir recours à cette solution obscure de l'agrandissement quantitatif des attributs, à l'aide duquel on les pousse jusqu'à l'indétermination, et à ce qu'on a appelé h^enmm eminentiorem. Mais, de cette manière, on les réduit en réalité à une pure abstraction, ou, pour mieux dire, on ne laisse que de purs mots (t).
SJSXmù RAPPORT DE LA PENSÉE AVEC SON COJET.
Empirisme.