‹ Logique de Hegel (volume 2)Chapitre 50 sur 72 · S XLV · texte numérisé non relu

S XLV

C'est la raison, la faculté des principes inconditionnels qui connaît la condition de l'expérience. Ce que

(1) Hegel veut dire qae la chose-en-soi, telle que Tentend Kant, qui la considère comme un objet traDscendant séparé du sujet et de l'espérience, n'est qu« cette identité abstraite que Kant lui-même a rangée parmi ces catégories, ou, pour parler avec plus de précision, la chost-enrsoi ne forme qu'un moment immédiat dans la catégorie de Tessence, comme on peut le voir dans la Logique^ § cxxiv et suiv. Hegel dit qu'elle n'est que l'identité vide, fsme ^ elle ae formé qu'im momenl immédiat ^i» dans Vessençe, est l'identité.

nrmoDucrioN de hegel. 283

Ton entend ici par objet de la raison, c'est-à-dire par incimditionnel ou par infini, n'est rien autre chose que rêtre identique à*soi, ou bien cette identité primitive du moi dans la pensée dont on a parlé précédemment (1). La raison, c'est ce moi abstrait, ou la pensée qui se donne pour objet, ou pour fin cette identité pure (2). L'expérience ne saurait atteindre à cette identité indéterminée, parce que son contenu est déterminé. Si Ton considère Tinconditionnel comme formant la connaissance réelle et absolue de la raison (ridée), la connaissance expérimentale ne sera plus qu'une illusion et une apparence.

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