LVII
Le principe du jugement réfléchissant (1) est ensuite déterminé à l'égard des produits vivants de la nature comme but, comme notion active et comme principe universel déterminant et déterminé. On éloigne de ce principe toute représentation de finalité extérieure et finie. Car ici le but n'est qu'un moyen, et la matière où il se réalise n'est qu'une forme purement extérieure, tandis que chez l'être vivant le but est le prindpe actif et la détermination immanente de la matière, et
(i) Kant distingue le jugement réftéchiêsant du jagement déterminant. La faculté de juger est pour lui la faoulté de penser le particalier sous le général. Lorsque le général est donné, le jugement qui y rattache — Subsumirt—le particulier est déterminant. Lorsque c'est le particulier qui est donné , et qu'U faut trouver le général, le jugement est réfléchissant. Voy. une critique de cette distinction, Grande Logique, liv. II, I" part., p. ii.
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tous lôd membres sont Tun à Tégard de l'autre but et moyen à la fois.
S LYIII.
Sî dans iHd'ée de finalité Ton supprime le rapport du but et du moyen, du sujet et de Tobjet, le but deviendra une cause qui n'agit et n'eriste que dans nos représentations , c'est-à-dire, une cause purement subjective, et la déterminati(Mi du but ne sera qu'une règle de jugement pour Tentendement.
RËKÂBQUE.
Il faut remarquer que si d'après le premier résultat de la philosophie critique, la raison ne peut connaître que les phénomènes, l'on pourra au moins choisir, pour ce qui concerne la nature vivante, entre deux lois de la pensée également subjectives, et il faudra, d'après l'exposition de Kant lui-même, admettre pour la connaissance des produits de la nature d'autres conditions que les catégories de qualité^ de cause et d'effet, de composition^ de parties^ etc. Le principe de la finalité interne de la nature, suivi et dévdoppé avec iérm^ dans ses applications scientifiques, aurait conduit à des considérations profondes et d'une toute autre signification .