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Mais ces deux doctrines diffèrent par les points suivants :
V La philosophie cartésienne pgirt de ces principes indémontrés et considérés par elle comme indémontrables , pour les appliquer et arriver à des connaissances ultérieures, et, par là, elle a fondé la science des temps modernes. La philosophie de la science immédiate, au contraire, est bien arrivée à ce résultat important quej^ connaissance, qui ne s'appuie que sur des déterminations finies, ne peut sortir de la sphère du fini, et n'est pas au fond une vraie connaissance. Elle aspire, par conséquent, à la connaissance
ia proposition, Dieu est Vétre dont h notion est inséparable de V existence, (Note de Taujeur,)
INTRODUCTION DE HEGBL. 347
de Dieu. Mais cette connaissance n'est chez elle qu'une aspiration^ parce qu'elle s'arrête à unecrbyance purement abstraite (1).
2*" La doctrine de la croyance ne çbange rien à la méthode ordinaire et Que Descartes a suivie^ et elle l'applique de la même manière à la connaissance exrpérimentale et finie. Mais elle rejette cette méthode, ou pour mieux dire, puisqu'elle ne suit aucune méthode, elle rejette toutes les méthodes, lorsqu'il s'agit de la connaissance de l'infini. Elle s'abandonne ainsi aux mouvements indisciplinés de l'imagination et de la sensibilité, à une moralité arbitraire et de convention, à ces jugements et à ces opinions qui ne reposent sur aucun principe, et qui sont les adversaires que la philosophie a le plus à redouter. Or, la philosophie ne peut admettre des affirmations tout à fait gratuites, de purs produits de l'imagination, ni ce ballottement
d'opinions et de pensées.
s LXXVIII.
Et il ne peut être ici question de l'opposition de deux termes indépendants , d'une connaissance im-
(1) Anselme dit, au contraire : NegligeMiœ nùhi wdetnr si postquam confirmati sumus in fide, non studemus, quod credimus intelligere (Tract, car Deus homoj. Ainsi Anselme a posé à renseignement chrétien une tâche bien autrement difficile que ne la lui pose la nouvelle doctrine de la croyance.
(Not$ d$ l'auteur,)
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médiate d'un côté, et d'une médiation qui ne saurait se concilier avec la première , de l'autre , parce que cette opposition ne serait ici qu'une simple supposition, une affirmation tout à fait arbitraire (1). De même il faut rejeter au début de la science toutes les autres connaissances, ou opinions préconçues, qu'elles viennent de l'expérience ou de la pensée. Car c'est à la science elle-même qu'il appartient d'étudier toutes ces déterminations et leur caractère, leur nature, ainsi que la nature de leurs contraires.
REMARQUE
Le scepticisme , en tant que science négative . qui s'étend à toutes les formes de la connaissance , serait comme une introduction où l'on montrerait l'insuffisance de ces suppositions. Mais ce serait là un moyen peu rassurant pour l'esprit, et en même temps superflu. Car la méthode dialectique contient, comme on le fera voir, les deux moments, le moment affirma tif et le moment négatif de la connaissance. Ensuite ce scepticisme ne pourrait trouver ces formes finies de la connaissance (2) que par un [procédé purement empirique (3) , et il les prendrait telles qu'elles lui sont données par l'expérience. Le scepticisme
(0 Conf. 5 LXY.
(i) Toute forme est finie, prise séparément.
(3) Précisément parc$ qu'il les prendrait hors de la science elle-
parfait ne diffère pas de la science qui pose en principe le doute universel 9 c'est-à-dire, delà science qui rejette toute hypothèse et n'admet que ce qui est démontré. Cette science a surtout son fondement dans la libre détermination de ne vouloir s'attacher qu'à la pensée pure, à la pensée qui fait abstraction de tout élément contingent et étranger, et qui saisit son objet dans toute sa simplicité,
même. Couf., sur ces différents points, Introd» à la PhilAe Hegel, ch. IV, S V.