‹ Logique de Hegel (volume 3)Chapitre 11 sur 89 · CH ÀPIT RE PREMIER · texte numérisé non relu

CH ÀPIT RE PREMIER

l'intelligence ne saurait trouver un critérium réel, un guide rationnel et assuré.

Tel est, même en ce moment, l'état de la logique, bien qu'il y ait aujourd'hui près d'un demi-siècle que sa rénovation a été accomplie par Hegel.

Lorsque la logique de Hegel parut (1), elle fut reçue en Allemagne avec admiration, ou, pour mieux dire, avec enthousiasme par le monde philosophique. L'on comprit alors qu'elle était appelée à remplacer l'ancienne logique, et à inaugurer une ère nouvelle nonseulement pour la logique, mais pour la philosophie et la science en général. Car, par là même que la logique est une science universelle, il n'y a pas de 6phère de la connaissance qui échappe à son action, il n'y a pas de théorie ou de pensée touchant Dieu , ou la nature, ou l'homme qui n'implique une loi ou une notion logique, et, par conséquent , la rénovation de la logique doit nécessairement entraîner avec elle de nouvelles habitudes d'esprit, de nouveaux principes et des méthodes nouvelles dans toutes les branches de la connaissance.

Que la logique de Hegel, lorsqu'elle sera mieux étudiée et mieux connue, et qu'un attachement aveugle et mécanique à de vieilles formules aura cédé devant des principes vraiment rationnels et démonstratifs, soit appelée à remplacer l'ancienne logique, c'est ce qui ne laisse pas l'ombre d'un doute dans mon esprit. Et les objections querl'on dirige contre la philosophie

(1) Nuremberg, 1811

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de Hegel, à savoir, que celte philosophie, qui autrefois a régne en souveraine en Allemagne, est maintenant délaisséo et perd tous les jours de son influence, que sos partisans sont dispersés et découragés, et osent à peine reconnaître la doctrine de leur maître, et qu'il y a lieu de croire que cette doctrine n'est qu'une phase passagère de l'esprit humain, qu'une tentative har- «lie, mais stérile, pour expliquer les lois absolues de l'univers, do telles objections n'ont, à mon gré, aucune valeur. Car à ceux qui prétendent (pie la philosophie hégélienne a perdu de son influence, on peut d'abord opposer l'affirmation contraire, et Ton peut dire que ce qu'elle a perdu en intensité, elle l'a gagné en étendue, et que cette influence, qui autrefois était bornée à l'Allemagne, s'étend aujourd'hui sur toute l'Europe et au delà des mers, comme le prouvent des publications qui concernent directement la philosophie hégélienne, ou qui portent* une marque visible de son influence (1). 'Et ce déplacement du centre de l'hégélianismc, qui de l'Allemagne va en se répandant et en jetant des germes sur les différente points du glol>c, au lieu d'être une cause d'affaiblissement, deviendra pour lui une source nouvelle de force et de vie. Car c'est en se com- Itinant avec l'esprit des autres peuples, en variant

(I) M. de R<ta«*n1, tiammi art Mo fort intéressant : Vn voyage dmi* fr uordâettiaUt, «jtftére dan* la ibtvuc des lirux Momie* (I" octobre 1857). «Ul : VlUtUc a koh UéijMiaiuHme. Crut la mVwfttfr du temp*. A mon giv, H HH été plus ixftfl oV dire : C<**f h uA'r**Hé tir la miêon.

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