‹ Logique de Hegel (volume 3)Chapitre 14 sur 89 · ESQUISSE DE L* ANCIENNE LOGIQUE · texte numérisé non relu

ESQUISSE DE L* ANCIENNE LOGIQUE

meut; 2° que, si Ton se représeute par la pensée la série entière des termes, Ton aura, à Tune des extrémités de la série, un terme qui a la plus large exten* àon, mais qui n'a point de compréhension, et, à l'extrémité opposée, un terme qui a la plus large compréhension, mais qui n'a point d'extension*

Cependant les termes pris séparément, et indépendamment de tout rapport, ne sont que des éléments indéterminés qui ne contiennent pas de pensée positive et bien définie. Ce n'est que par leur liaison, et en réfléchissant, si Ton peut dire ainsi, l'un sur l'autre une partie d'eux-mêmes, qu'ils acquièrent cette propriété. Et, en y regardant de près , on voit que c'est leur propre constitution qui appelle ce rapport; car, comme chaque terme possède une compréhension et une extension, chaque terme contient implicitement le terme dont il forme soit la compréhension , soit l'exten* sion. Maintenant, le rapport le plus simple et le plus élémentaire des termes est exprimé par la pmposùion, laquelle n'est, en réalité, autre chose que le développement , et , pour ainsi dire , la position actuelle de la relation primitive des termes, c'est-à-dire du double élément contenu dans chaque terme pris iso«fanent* Dans les termes liotntne et mortel, par exemple, il y a un certain nombre de caractères dont les uns constituent la compréhension, et les autres l'extension. Relativement au terme mortel, homme forme une partie de son extension , et relativement au terme homme, mortel forme une partie de sa compréhension,

de telle sorte que ces deux ternies, eu tant que formant des parties d'un tout — de la totalité de la série des termes — sont dans un rapport inverse et réciproque, lequel rapport est affirmé par l'insertion de la copule est. Dans la proposition l'homme est mortel, homme, étant l'espèce, constitue une partie de Vextension àemortel, et, mortel étant le genre, constitue, à son tour, une partie de hcompréhensiondeV homme. Maintenant, de même que la proposition sort des termes, ainsi le syllogisme sort de la proposition. Et de môme qu'une série de termes contient virtuellement une série de propositions, ainsi une série de propositions contient une série de syllogismes. Bien plus, le syllogisme se trouve, comme la proposition, virtuellement contenu dans les termes, et il n'en est, lui aussi, qu'un développement. Car , par là même que chaque terme possède une compréhension et une extension, c'est-à-dire est ainsi constitué qu'il forme d'un côté la compréhension et de l'autre l'extension d'autres termes, il n'implique pas seulement la proposition, mais le syllogisme. Les termes homme, mortel, plante, blanc, bon, etc., possédant chacun ce double élément, peuvent être combinés dans un syllogisme, et déplus, ils peuvent remplir, tour à tour, la fonction de moyen, de grand et de petit terme. C'est sur ces considérations qu'est fondé le principe fondamental de la syllogistique, je veux dire, le principium de continenti et de contenta. Car , chaque terme, par son extension et en tant que genre, contient un autre terme,

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