‹ Logique de Hegel (volume 3)Chapitre 34 sur 89 · OS CXLII · texte numérisé non relu

OS CXLII

(2) Il faut entendre ici par devoir ce qui doit être. En effet, l'entendement en séparant l'idée des choses , enlève l'être au monde. En ce sens, Ton ne peut pas dire que le monde est ce qu'il doit être»

deviendrait l'importance du devoir? Lorsque l'entendement se trouve en présence d'objets, d'événements et de circonstances extérieurs, vulgaires et transitoires, qui, d'ailleurs, peuvent avoir, pour un temps et dans une sphère bornés, une importance très-grande, bien que relative, dans ce cas l'entendement se plaindra avec raison de trouver dans ces objets des caractères qui ne sont point d'accord avec les déterminations générales et légitimes de la pensée (1). Qui est si peu avisé pour ne pas remarquer autour de soi un grand nombre de choses qui ne sont pas ce qu'elles devraient être? Mais on a tort de transporter cette notion dans le domaine de la philosophie. L'objet de celle-ci est l'idée qui n'est pas ce qui doit être, mais ce qui est, et qui possède une réalité telle, qu'en face d'elle ces objets, ces événements et ces états divers ne forment que le côté superficiel et extérieur des choses (2).

(0 C'est-à-dire que dans son idée, le monde est ce qu'il doit être, et qu'il n'y a que les existences et les événements particuliers, contingents et transitoires qui ne sont pas ce qu'ils devraient être. Mais c'est là une nécessité intérieure des choses, nécessité qui constitue la vie même du monde. Car, si tout était ce qu'il doit être, la vie et le mouvement du monde seraient inexplicables.

(2) 11 y a dans les choses un événement apparent, accidentel, extérieur, et un élément réel, nécessaire et intérieur. C'est cel élément qui est l'objet de la philosophie. Cet élément n'est pas hors du monde, et, par conséquent, le monde est ce qu'il doit être. Comme il est la plus haute réalité', il constitue

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