‹ Logique de Hegel (volume 3)Chapitre 44 sur 89 · S XVIII · texte numérisé non relu

S XVIII

De même que Ton ne peut faire à l'avance l'exposition d'un sytème, parce que l'ensemble de ses parties résulte de l'exposition du développement successif de l'idée, de même sa division doit être amenée par ce développement. Elle ne peut, par conséquent, être donnée ici que par anticipation.

L'idée «existe d'abord comme pensée identique à elle-même, et, en même temps, comme activité qui s'oppose à elle-même, afin d'être pour soi, et qui, tout en supposant à elle-même, ne sort pas d elle-même.

La science se divise, par conséquent, en trois parties :

1° La Logique , ou science dejridée en et pour soi ;

2° La Philosophie de la nature y ou science de l'idée dans son existence extérieure (1);

se trouvent contenues et la scission du sujet et de l'objet, et leur unité. Mais puisque par cet acte suprême et absolu la pensée se reconnaît comme principe de toutes choses, elle se reconnaît aussi comme constituant le point de départ de la connaissance, et par là elle identifie le commencement et la fin de la science. Toutes les antres connaissances, de quelque façon qu'on les envisage, qt à quelque point de la science qu'on les prenne, doivent être considérées comme des préliminaires, comme des moyens dont l'objet final est d'élever la pensée à cette forme absolue de l'existence. Conf. mon Introd. à toPfci.de Hegel, chapitres IV et VI, et plus haut, Introd., §J jx et xin. (1) Le texte porte in ihrem Anderseyn, qui, littéralement veut

DntOKCHOS M HBG1L. Ï41

? La philosophie de 1 esprit, ou science de Vidée qui revient sur elle-même de son existence e&té-

On a déjà remarqué (S xv) que les différentes sciences philosophiques sont autant de détenninations et Ildée, et que c est celle-ci qui se déploie dans ces Moents éléments. Dans la nature, aussi bien que fenslesprift* c'est l'idée que Ton retrouve ; mais là c est Fidée qui a pris la forme d'une existence exté- >, id c'est l'idée qui existe et devient en et pour

Ces différentes déterminations, dans lesquelles fidée se manifeste, sont des moments qu elle paroomt sans s'y arrêter; et, par conséquent, une particulière doit considérer son contenu ayant une existence réelle, mais aussi comme m (armant qu'un degré à travers lequel on s'élève à œ sphère supérieure < 1).

Une division a l'inconvénient de présenter les riJffTirnk parties de la science Tune à côté de Italie, comme si c'étaient des éléments entre lesquels il n'y a aucune connexion interne, et qui sont

firetas son An aofir ff die même. L'idée est identique àeDemfeme eu ee qu'elle n'est qu'idée pure, universelle et absolue, fie s'oppose à eUe-mème en ee qu'elle est idée extérieure à e &CMfc t, dans le temps et dans l'espace. Elle est jmr mi et eue ne sort pas trèfle-même en ee qu'elle se retrouve dans FEsp* comme unie de la Logique et de la Nature.

;l j Toy. mon MrW., chap. XDl.

séparés par une différence substantielle, telle que la différence des espèces (1).

(4) En effet, l'ancienne logique considère les espèces comme des éléments irréductibles, bien qu'elles aient leur unité dans le genre. Si Ton représente les divisions de la science comme des espèces, par exemple, on ne pourra saisir le passage d'une partie de la science à l'autre , parce qu'il n'y a pas de passage d'une espèce à l'autre.

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