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Comme dans cet état la pensée n'a pas conscience des oppositions qu'elle renferme, elle peut, pour ce qui concerne son contenu, produire une philosophie spéculative, et en même temps se trouver dans l'impuissance de sortir des déterminations finies, c'est-àdire de concilier les oppositions.
Ici, dans cette introduction, il suffît d'examiner cette position de la pensée dans ce qu'elle a d'insuffisant, et d'apprécier par là la philosophie de ces derniers temps.
L'application la plus rigoureuse et la plus récente de cette manière de considérer la pensée se trouve dans la métaphysique telle qu'elle a été conçue avant Kant. Relativement à l'histoire de la philosophie, cette métaphysique est une doctrine qui a fait son temps. Si on la considère en elle-même, et indépendamment de ce rapport, l'on verra que le principe sur lequel elle repose consiste à substituer les conceptions abstraites de l'entendement aux réalités de la raison (1). L'appréciation de ses procédés et de
(0 L'entendement s'arrête aux déterminations finies, et ne concilier les oppositions ; c'est la pensée spéculative qui, en s'éle-
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ses principes essentiels a, par conséquent, un intérêt actuel.
S xxvm.
Cette doctrine considère la détermination de la pensée comme formant les déterminations essentielles des choses. En partant de cette supposition que ce qui est n'est connu que par la pensée, elle dépasse le pont de vue de la philosophie critique. Mais 1* ces déterminations, prises dans leur existence abstraite, sont considérées comme ayant une valeur réelle et comme pouvant constituer les prédicats de l'absolu. Et ainsi cette métaphysique présuppose en général qu'on peut atteindre à la connaissance de l'absolu en lui attribuant des prédicats, mais elle ne recherche point quel est le contenu et la valeur des déterminalions de l'entendement, ni la forme suivant laquelle on dût affirmer ces prédicats de l'absolu.
REMARQUE
Ces prédicats sont , par exemple , Y existence , comme dans la proposition « Dieu existe y » la finiié
musa-dessus des eontradktions,peut seule atteindre l'infini et la réalité des choses. Yoy. plus haut, $ ht. Cette critique s'adresse principalement à la philosophie de Leihnitz et au Wolfianismc, «pffl désigne plus bas, $ xxxu, sous le nom de dogmatisme, pour h distinguer de la philosophie de Kant Conf . JnJrod» à la Pkibde Hegel, eh, IY et VI.
ou Y infinité, comme dans la question de savoir si le monde est fini ou infini ; simple ou composé , comme dans les propositions , l'âme est simple, la chose est une, elle est un tout, etc. On ne se demande pas si ces prédicats sont vrais en et pour soi, ni si le jugement est la forme de la vérité (1). ■ •