‹ Logique de Hegel (volume 3)Chapitre 62 sur 89 · S XLI · texte numérisé non relu

S XLI

La philosophie critique recherche quelle est la valeur des notions de l'entendement dans la connaissance et dans l'acte de la faculté représentative. Elle considère les déterminations de la pensée au point de vue de l'opposition de leur valeur subjective et objective, sans rechercher quel est leur contenu et leur rapport réciproque. Cette opposition, elle ne la fait d'abord porter que sur la différence des éléments dans la sphère de l'expérience (1 ) . Ce qui constitue l'élément objectif c'est, suivant elle, l'universalité et la nécessité, c'est-à-dire les déterminations primitives de la pensée elle-même. Mais elle finit par agrandir cette opposition ; elle réunit dans le sujet tous les éléments, l'élément subjectif et l'élément objectif, et ne laisse en face du sujet que la chose en soi (2).

(1) Voy. le paragraphe précédent.

(%) La philosophie critique commence par réduire toutes les oppositions à l'opposition du subjectif et de l'objectif, en ce sens qu'elle commence par séparer et par opposer entre eux le sujet et l'objet, en distinguant l'élément subjectif, la pensée, la conscience et l'intuition sensible, et l'élément objectif, ou les catégories suivant et à travers lesquelles l'objet est perçu ; puis elle change, pour ainsi dire, de point de vue : elle fait de l'objectif un simple élément subjectif, c'est-à-dire, elle fait de catégories un simple forme subjective de la pensée, et ne laisse en présence que le sujet ou le phénomène, d'un côté , et la ctote-tn-tri, ou le noumène de l'autre.

Les formes (Jue nous allons indiquer sont les formes pures de la pensée, qui, tout en ayant une application objective, ne sont que le produit de l'activité du sujet et dont la systématisation n'est autre chose qu'une description psychologique (1).

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