S XLII
a) La faculté théorétique ; la connaissance comme telle.
Celte philosophie pose comme fondement des notions de l'entendement X unité primitive du moi dans la pensée. C'est l'unité transcendantale de la conscience de soi. Les représentations fournies par l'intuition sensible sont multiples quant à leur coutume. Elles le sont aussi relativement à leur forme ; car le temps et l'espace sont deux formes pures qui distinguent les données de l'intuition sensible.
Cette matière multiple de la sensibilité et de l'intuition trouve son lien primitif et son identité dans l'u&ité de la conscience de soî 7 et dans le rapport simple du moi avec lui-même (aperception pure). Les différents modes, suivant lesquels se détermine
(4) En effet, Kant se borne à énumérer les éléments primitifs de l'intelligence sans en montrer la nécessité et la filiation interne ; ce qni fait qu'il ne détermine les catégories que par on procédé tout à fait empirique. C'est Fichte^ui, le premier, a suivi une méthode rationnelle dans la détermination des lois de la pensée. Voyez paragraphe suivant.
ce rapport, sont les notions pures de l'entendement ou les catégories.
L'on sait que la philosophie kantienne s'enorgueillit de la découverte des catégories. Le moi, l'unité de la conscience de soi est un principe purement abstrait et indéterminé. Comment arriver alors aux déterminations du moi, aux catégories? Heureusement l'on trouve dans la logique ordinaire les différentes espèces de jugement, qui, elles aussi, ont été obtenues par un procédé empirique. Or, juger c'est penser un objet déterminé. Par conséquent, rémunération des différentes formes du jugement donnera toutes les déterminations de la pensée.
C'est à Fichte que revient l'honneur d'avoir posé en principe qu'on doit déduire les déterminations de la pensée' et démontrer leur enchaînement nécessaire ; et sa philosophie aurait dû faire comprendre que la logique est le fondement de la méthode, ou du moins que la matière de la logique ordinaire, les notions, les jugements, les syllogismes ne doivent pas être saisis par la seule observation et à l'aide d'un procédé empirique, mais se déduire des lois de la pensée elle-même. La pensée ne pourrît rien démontrer, la logique ne pourra exiger que l'on démontre, ou apprendre à démontrer, si elle ne démontre d'abord elle-même son contenu et la nécessité de ses lois.