‹ Logique de Hegel (volume 3)Chapitre 77 sur 89 · S LXV · texte numérisé non relu

S LXV

Cependant cette doctrine ne se borne pas à établir que la connaissance médiate, considérée en ellemême, ne contient pas le vrai. Le point qu'elle s'attache particulièrement à démontrer, c'est qu'il n'y a que la connaissance immédiate qui peut le contenir. Mais en excluant la connaissance médiate, elle ne fait que retomber dans la métaphysique de l'entendement, et , par conséquent, dans la sphère des contradictions, des rapports extérieurs et des déterminations incomplètes et finies au-dessus desquels elle prétend s'élever. Nous ne nous étendrons pas sur ce point. Nous nous bornerons, dans cette introduction, à considérer cette science immédiate comme un fait et au point de vue de la réflexion extérieure (1). C'est la logique qui traite de la forme immédiate et de la forme médiate de la connaissance. La philosophie de

(l) Cest-à-dire que c'est i la science elle-même, et à mesure qu'elle se développe, à démontrer l'insuffisance de cette doctrine, niais qu'ici on ne peut le faire que d'une inanière extérieure.

la science immédiate ne veut point considérer les choses suivant leur nature, c'est-à-dire suivant leur notion. Car -c'est en se plaçant à ce point de vue que Ton est conduit à la médiation, et parla à la connaissance. Ce point de vue trouve sa place naturelle dans la logique , dont la seconde partie qui traite de Yessence a pour objet de montrer comment se produit l'unité de la forme immédiate et de la forme médiate de la connaissance (1).

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