‹ Logique de Hegel (volume 3)Chapitre 80 sur 89 · LXX · texte numérisé non relu

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Le principe de ce point de vue est que ni l'idée, en tant que pure pensée subjective, ni l'être séparé de l'idée ne constituent le vrai, Têtre en lui-même, ou, pour mieux dire, un être sans l'idée n'étant qu'une ch^se sensible et finie (1). L'on conclut de là que l'idée

(<) Ein Seyn nicht aér Idée, ist das sinnliche endliche Seyn der MVelt. Littéralement : « Un être qui n'est pas l'être de Vidée est l'être sensible et fini du monde.» Voici la pensée de Hegel, elle ne peut être comprise qu'en la rattachant à tout son système. Au plus haut degré de l'existence, c'est-à-dire en Dieu, et <ans l'acte de la pensée par lequel l'intelligence s'élève jusqu'à lui, l'être et l'idée s'appellent réciproquement, sont contenus l'un dans l'autre, et forment ainsi une unité indivisible. Quand on dit, en effet, que Dieu est l'Être, l'on ne veut pas dire qu'il est tel être particulier, car il ne serait, en ce cas, qu'un être périssable et fini, mais qu'il est l'idéal, ou l'idée même de l'être. Ainsi l'être et l'idée sont ici inséparables. L'être est l'idée et l'idée est l'être. Mais quel est le lien qui unit l'être et l'idée? C'est, suivant Hegel , Vidée en et pour soi, car l'être est une idée, aussi bien que toute autre idée. Mais qu'est* ce que l'idée en et pour soi, ou l'idée absolue, ce princips qui fait l'unité des idées et de l'être, ainsi que des choses en général ? Ce principe est l'esprit* L'idée de l'esprit enveloppe, en effet, toutes les autres, puisque c'est en elle que toutes les idées se produisent et trouvent leur rapport et leur unité. On ne peut pas dire que l'idée est dans la nature, mais seulement qu'elle se communique à elle, et qu'elle y existe à l'état de morèellement; ce qui fait que dans la nature il y a bien tel être, mais non pas

ne constitue le vrai qu'avec le concours de l'être, et l'être qu'avec le concours de l'idée. La doctrine de la science immédiate a raison de ne point reconnaître le vrai dans un principe immédiat vide et indéterminé, tel que l'être abstrait ou l'unité pure, et de le chercher «tens l'unité de l'idée et de l'être. Mais elle n'aurait pas dû ignorer que l'unité de deux déterminations distinctes n'est pas une unité immédiate, c'està-dire une unité vide et indéterminée, et quelle est constituée de manière à ce que l'une des déterminations ne contienne le vrai qu'avec le concours de l'autre.

Ainsi, Ton peut établir comme fait que toute connaissance et tout principe immédiat contient une médiation, et la doctrine de la science immédiate demanderait en vain des objections à l'entendement pour la détruire. C'est, en effet, le propre de l'entendement vulgaire de séparer l'élément immédiat et l'élément médiat de la connaissance, et de leur attribuer à chacun une existence indépendante et absolue, ce qui fait qu'il se trouve en présence d'une difficulté insurmontable lorsqu'il veut les réunir, difficulté qui, comme on vient de le voir, n'existe pas dans le fait, et qui,

l'être, ou l'être en son idée et que la nature ne pense pas. Mais dans l'idée de l'esprit se trouvent réunis et identifiés la pensée et l'être, l'intelligence et l'intelligible. Du reste, il ne faut pas oublier qu'en Dieu comme dans les choses, l'être est ce qu'il y a de plus élémentaire et de plus extérieur. Voy . Logique, I" part , et mon introd., ch. XI, XII et XIIL

d'ailleurs, disparaît dans le mouvement de la notion spéculative.

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