S CXCI
Ce syllogisme, si on le considère suivant ses dé-
la figure A-E-B. Dans induction, le moyen est Tindividuel, mais rindi\iduel concret qui contient virtuellement le genre. Ce n'est pas non plus un individu, mais plusieurs individus ou la totalité indéfinie des individus. Le lion, Téléphant, etc., forment le contenu du genre animal, et ils ne s'en distinguent que parce qu'ils sont pris sous la forme d'individus, et non sous la forme d'universel. Cependant, cette inégalité de la forme entraîne l'inégalité du contenu, et, par cela môme que le moyen n'est qu'un tout inc^éfini, le syllogisme n'est concluant qu'autaut qu'il n'y a aucun cas qui vienne le contredire. La raison en est que le moyen contient l'universel, mais d'une manière purement extérieure, c'est-à-dire, qu'il le contient et ne le contient pas, qu'il y aspire sans l'atteindre. Ce mouvement de l'induction appelle un rapport où l'individuel soit immédiatement l'universel. C'est ce qui a lieu 3° dans V analogie (3" fig., B-A-E). Dans ce syllogisme, le moyen est l'individuel, mais élevé à l'universel. La terre est ha- Mlée, la lune est une terre, etc. Ici l'individuel et l'universel ne sont plus séparés comme dans l'induction, mais ils sont donnés dans un seul et môme terme. Mais comme leur rapport n'est encore qu'un rapport immédiat, un rapport où ils ne sont pas unis par une médiation, ils ne sont pas liés de telle manière que l'un soit une détermination essentielle et nécessaire de l'autre. Ce qui fait qu'on ne saurait déterminer si le prédicat qui convient à un sujet (majeure), et que l'on affirme également de l'autre sujet (conclusion), lui convient d'après sa nature générale ou d'après sa nature particulière (si, par exemple, la terre a des habitants en tant que planète en général, ou en tant que telle pla* note), et, par conséquent, le prédicat qui convient à l'un des sujets peut ne pas convenir à l'autre , bien qu'ils appartiennent tous les deux au môme genre. Et aiDsi, l'unité qu'on obtient par
terminations purement abstraites (1) ^^^ P^^'' moyen Vuniversel^ comme le syllogisme de la réflexion a pour moyen l'individualité, celui-ci suivant la seconde, celui-là suivant la troisième figure. Mais ici l'universel est posé comme essentiellement déterminé (2). La détermination qui fait le moyen terme est T le particulier ayant la forme déterminée d'un genre,- ou d'une espèce. Syllogisme catégorique; 2M'individuel ayant la forme de 1 être immédiat, parce qu'il fait et' reçoit la médiation tout à la fois. Syllogisme hypothétique ; 3° l'universel qui est posé comme totalité do ses déterminations particulières et comme individualité particulière et indivisible (3). C'est le syllogisme
l'analogie n'est encore que l'unité de la réflexion extérieure, c'est-à-dire, l'unité où les termes, tout en se réfléchissant l'un sur l'autre, ne sont pas liés par un rapport nécessaire et absolu. Mais, par cela môme que l'individuel n'est pas une détermination propre et essentielle de l'universel, et réciproquement, la majeure de ce syllogisme a besoin d'être démontrée tout aussi bien que la conclusion, ce qui veut dire que ce syllogisme indique et exige un moyen, vme démonstration supérieure où les termes ne sont plus que des déterminations nécessaireset indivisibles d'une seule et môme unité. Et ainsi, Vanalogie est la médiation à travers laquelle ce syllogisme s'affranchit de tout rapport immédiat et extérieur, et devient le syllogisme de la nécessUé,
(0 C'est-à-dire, si on ne tient pas compte de sa signification objective et de son contenu.
(2) Tandis qu'il est indéterminé dans l'induction, le tout et la collection des individus n'étant que l'universel indéterminé.
(3) Als ein einzelnes Uesonderes, aïs aUsschUessende EinzelnJiéit, C'est le genre qui contient l'individuel et le particulier.
disjonctifj où un seul et même terme universel ne fait que se différencier dans ces déterminations.